Catégorie : Plaidoyer

  • La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent à lever le voile sur les prix et marges des produits bio

    La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent à lever le voile sur les prix et marges des produits bio

    Communiqué de presse

    Paris le 09/07/2026. À l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’Observatoire de la Formation des Prix et des Marges (OFPM), la FNAB, FOREBIO et le SYNABIO alertent sur les limites persistantes de la transparence des prix et des marges sur les produits biologiques.

    Alors que le prix reste le premier frein à la consommation bio pour les Français, les données disponibles ne permettent toujours pas d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels, ni d’objectiver la répartition réelle de la valeur entre producteurs et leurs organisations économiques de mise en marché, transformateurs et distributeurs.

    Plusieurs travaux récents sur les fruits et légumes bio, notamment ceux de l’économiste Olivier Mevel, de Que Choisir, et ceux de la commission d’enquête sénatoriale sur les relations commerciales, ont mis en évidence des écarts significatifs dans la répartition de la valeur au sein des filières bio. Ils soulignent également la nécessité de mieux comprendre les mécanismes de formation des prix et de partage de la valeur.

    Or, l’OFPM a précisément vocation à produire ce type d’analyse de manière indépendante, robuste et incontestable sur les produits de grande consommation. Encore faut-il que ses méthodologies et ses outils de collecte prennent pleinement en compte les spécificités des produits biologiques.

    L’intégration des produits biologiques au périmètre de l’OFPM constitue une avancée importante. Toutefois, leur suivi reste aujourd’hui très partiel : sur les 33 produits observés par l’Observatoire, seuls 6 font l’objet d’un suivi spécifique en bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes). Des produits pourtant centraux dans la consommation des ménages, tels que les œufs, la farine, le steak haché ou le jambon, ne sont à ce jour pas couverts par ce dispositif.

    Les analyses disponibles demeurent également incomplètes. À titre d’exemple, l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels.

    La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent donc :

    • L’élargissement des travaux de l’OFPM aux principaux produits représentatifs de la consommation bio : œufs, farine, viande fraîche (steak haché) et charcuterie (jambon)
    • L’amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques
    • La possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents

    Alors que 73 % des Français demandent davantage de transparence sur les prix alimentaires, les organisations signataires rappellent qu’il ne pourra y avoir de débat apaisé sur le prix du bio sans amélioration significative des outils publics de transparence économique.

    Contact presse

    Antoine Roinsard
    Délégué général FOREBio
    06 86 80 88 35
    antoine.roinsard@forebio.info

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  • Chiffres clés 2025 de l’Agence Bio : FOREBio alerte sur une chute continue du potentiel de production en agriculture biologique origine France

    Chiffres clés 2025 de l’Agence Bio : FOREBio alerte sur une chute continue du potentiel de production en agriculture biologique origine France

    Communiqué de presse FOREBio

    Paris/Angers, le 16 juin 2026. L’Agence Bio publie aujourd’hui les chiffres clés annuels de la production en Agriculture Biologique : les surfaces Bio diminuent de -1,1%, pour la 3ème année consécutive. Et pour la première fois, le nombre de fermes engagées en Bio recule également de -1,3%, alors que la consommation des ménages augmente de 3,6% en valeur. Le signal est sans équivoque, la production Bio française risque une crise structurelle.

    Un cap vient d’être franchi : le potentiel de production en Bio origine France s’érode durablement

    FOREBio considère que le cap est désormais franchi. La France a perdu durablement du potentiel de production Bio. L’agriculture biologique française a atteint son optimum de production en 2022, avec 2,82 millions d’hectares. Trois ans plus tard, le constat est brutal : les surfaces ont reculé pour atteindre aujourd’hui 2,69 millions d’hectares (- 15% de céréales, -11,9% de légumes frais et -19,4% de légumes secs sur la période). En parallèle, le cheptel Bio a connu un repli sur toutes les espèces pour la première fois de son histoire. Entre 2022 et 2025 : -10% en bovins ; -4% en brebis et -33% en porcins.

    Le modèle Bio n’est pas seulement un label, c’est un pilier de notre souveraineté alimentaire. 84% des produits bio consommés (hors produits exotiques) sont d’origine France, et 17% des fermes françaises sont conduites en agriculture biologique. Pourtant, plusieurs années de crise de la consommation Bio, couplées au manque de reconnaissance politique, aux effets du changement climatique et aux faibles rémunérations, ont fragilisé durablement les filières et brisé l’élan de nombreux producteurs. « Les frémissements de reprise du marché ne suffiront pas. Nous avons besoin d’un vrai rebond de la consommation pour redonner confiance aux producteurs et rendre la BIO encore plus attractive. C’est maintenant que tout se joue. » insiste Clément Aribaud, Vice Président de FOREBio.

    À cette érosion des producteurs déjà en BIO, s’ajoute une bombe à retardement démographique, l’agriculture biologique, au même titre que le reste de l’agriculture souffre d’un déficit de renouvellement des générations, avec un nombre important d’agriculteur·trices proches de l’âge de la retraite et trop peu de jeunes pour prendre le relais. Avec une attractivité supérieure : 30% des bénéficiaires de DJA ont un atelier BIO, le modèle de production BIO suscite des vocations qui doivent-être soutenues pour sécuriser le renouvellement de la ferme France.

    Des tensions sur les approvisionnements redoutées

    Après trois années de manque de débouchés, certaines filières 100% Bio craignent désormais de devoir gérer, à court ou moyen terme, un manque de volume, alors même qu’elles ont mis des décennies pour se construire. “Les groupements 100% Bio ont investi dans des infrastructures et outils de collecte permettant de valoriser les produits BIO et sont en capacité d’accueillir des producteurs motivés par la production BIO (reprise de fermes en BIO ou conversion) avec des engagements contractuels sur du moyen terme, notamment dans le cadre du commerce équitable.” rappelle Julien Bourgeois, Président de FOREBio. 

    Des tensions existent d’ores-et-déjà sur l’approvisionnement Bio en œufs, beurre et viande bovine par exemple. Ce n’est plus une hypothèse, c’est un compte à rebours.

    Les demandes de FOREBio, suite à la publication des chiffres clé 2025 de l’Agence Bio

    Pour enrayer cette érosion et sécuriser l’avenir des filières Bio françaises, FOREBio appelle à la mise en œuvre de mesures concrètes et ambitieuses aux différents maillons des filières :

    1. Prioriser la Bio pour le renouvellement des générations. Créer une « priorité à la bio » pour les projets de reprise d’exploitations déjà engagées en agriculture biologique, et généraliser la bonification BIO de la DJA1.
    2. Rémunérer à leur juste valeur les services environnementaux rendus par les producteurs BIO, avec une pérennisation du crédit d’impôt BIO, le développement des PSE2, une augmentation de l’ÉCO RÉGIME et un retour des aides au maintien dans la future PAC, comme c’est le cas chez beaucoup de nos voisins européens.
    3. Renforcer les outils de structuration et de régulation des filières. Ouvrir davantage de programmes opérationnels aux organisations de producteurs Bio (céréales, viandes) et sécuriser les programmes existants. Développer des dispositifs de régulation adaptés aux à-coups de marché comme les dispositifs existants dans le conventionnel (aides au déclassement, stockage). Porter le Fonds Avenir Bio à 15 M€ annuels sur 5 ans.
    4. Garantir une rémunération juste et une visibilité à long terme. Généraliser la contractualisation pluriannuelle avec un engagement symétrique amont/aval, et imposer la transparence sur la répartition de la valeur via l’OFPM3.
    5. Dynamiser la consommation de produits BIO pour consolider l’amont et redonner confiance pour développer la BIO.

    Contact presse

    Antoine Roinsard
    Délégué général FOREBio
    06 86 80 88 35
    antoine.roinsard@forebio.info

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    1. Dotation Jeune Agriculteur ↩︎
    2. Paiements pour Services Environnementaux ↩︎
    3. Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires ↩︎
  • 2024-2025 : le marché bio redémarre mais les risques persistent

    2024-2025 : le marché bio redémarre mais les risques persistent

    Le SYNABIO et FOREBio publient conjointement une note annuelle de conjoncture, offrant un panorama complet du marché bio en 2024 et intégrant les premiers indicateurs 2025.

    Cette analyse met en lumière les tendances clés et les principaux enjeux pour sécuriser la production et soutenir la croissance de la filière bio en France.

    Consulter la note complète :

    https://www.synabio.com/wp-content/uploads/2025/10/2025-Note-conjoncture-bio.pdf

  • Loi Duplomb : pourquoi l’agriculture biologique fait partie de la solution.

    Loi Duplomb : pourquoi l’agriculture biologique fait partie de la solution.

    2 millions de signatures contre la loi Duplomb : un signal fort pour changer de cap politique sur la Bio

    Le 4 août dernier, plus de 250 professionnels du secteur bio ont signé une tribune parue dans le journal Les Échos, en réponse au succès citoyen de la pétition contre la loi Duplomb.

    Extrait :

    « 2 millions de signatures en quelques jours : jamais une pétition citoyenne n’avait rencontré un tel succès sur la plateforme officielle de l’Assemblée nationale. Ce raz-de-marée populaire reflète une exigence claire des citoyens : tendre vers une alimentation n’ayant pas recours à des pesticides chimiques.

    Cette solution existe déjà, elle porte un nom : l’Agriculture Biologique.

    C’est le seul label public garantissant la non-utilisation de pesticides chimiques de synthèse. […]

    Nous sommes à la croisée des chemins.

    C’est maintenant qu’il faut soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur : des agriculteurs, en accompagnant la transition et les fermes déjà engagées, jusqu’aux acteurs de la transformation et de la distribution, qui innovent et investissent pour rendre la Bio plus accessible et répondre à la demande croissante d’aliments plus responsables.

    Les signaux politiques récents vont malheureusement dans le sens contraire. Les arbitrages français dans la Politique agricole commune n’ont pas reflété l’urgence ni le besoin d’un soutien renforcé à la Bio : moins de 1 % des aides PAC en France sont aujourd’hui consacrées à l’agriculture biologique. La menace de suppression de l’Agence Bio, alors même que la ministre de l’Agriculture martèle son attachement à la filière, apparaît comme un contre-signal inquiétant. Affaiblir cet organisme pivot de structuration et de promotion de la Bio va à rebours de la volonté exprimée par les citoyens de voir reculer les pesticides dans leur quotidien. […]

    Un changement de cap est donc indispensable.

    La France doit prendre un vrai virage, politique et structurel, pour permettre un vrai développement de la bio au bénéfice de l’environnement et de la santé de tous.

    2 millions de signataires de la pétition contre la loi Duplomb ont envoyé un message fort. Ce signal démocratique appelle désormais des actes. Nous, acteurs économiques engagés pour une agriculture respectueuse du vivant, appelons les pouvoirs publics à changer de cap, et à faire de la Bio la boussole d’une politique publique enfin alignée avec les défis du siècle.

    Nous sommes prêts. »

    Premiers signataires : Dirigeant.e.s d’entreprises et têtes de réseaux (président.e.s des organisations bio)

    1. Aude Sivel, présidente de la Maison de la Bio et gérante de Natura Bio
    2. Damien Sineau, président de Cosmebio et fondateur d’Alphanova Santé 
    3. Didier Perréol, président du Synabio, président de l’ITAB et vice président de Compagnie Léa Nature
    4. Julien Bourgeois, président de Forebio
    5. Cyrille Moulin, président de Bio Equitable en France
    6. Guy Deberdt, président de Biopartenaire et directeur général de Kaoka 
    7. Loeiz Lanneshoa, président de Bio Cohérence
    8. Fanny Lemaire, présidente d’Interbio Pays de la Loire
    9. France Bedouin, présidente du Cluster Bio Auvergne Rhône Alpes
    10. Julien Franclet, président de Sud Vin Bio
    11. Gilles Simonneaux, président du Réseau Manger Bio

    Retrouvez l’article ici : « Face à la mobilisation contre la loi Duplomb, l’agriculture biologique est une réponse concrète et éprouvée »

  • Suppression de l’Agence Bio : un rapport sénatorial remet le sujet sur la table

    Suppression de l’Agence Bio : un rapport sénatorial remet le sujet sur la table

    Communiqué de presse La Maison de la Bio

    Paris, 7/7/2025 – La Maison de la Bio et ses membres alertent sur les conséquences potentiellement désastreuses de la proposition de la sénatrice Christine Lavarde, rapporteure LR de la commission d’enquête du Sénat sur les agences, visant à supprimer l’Agence Bio en réintégrant ses missions au sein du ministère de l’Agriculture.

    Alors que la filière biologique amorce une reprise confirmée en 2025, cette recommandation fait peser une lourde incertitude sur l’unique opérateur public 100 % dédié à l’agriculture biologique. Elle intervient dans un contexte où l’État est déjà très en retard sur ses propres objectifs – 21 % de surfaces agricoles en bio, 20 % de bio dans les cantines – et alors que les crédits alloués aux filières Bio ont été massivement réduits ces derniers mois.

    L’Agence Bio : un acteur essentiel pour la visibilité et la structuration de nos filières

    L’Agence Bio n’est pas une simple « coquille ». C’est le seul espace piloté par l’État réunissant
    l’ensemble des professionnels du secteur bio – producteurs, transformateurs, distributeurs – et les pouvoirs publics et un outil indispensable de lisibilité de l’action publique pour les citoyens. Dans un marché où la bio représente 12 milliards d’euros, et où la part de consommation des ménages doit encore progresser (6 % du panier alimentaire), la pédagogie et la valorisation de la bio sont plus nécessaires que jamais.

    Un mauvais signal à l’heure des nécessaires transitions écologiques

    Nous rappelons que les professionnels du secteur bio construisent chaque jour, sur le terrain, une souveraineté alimentaire française sans pesticides de synthèse, sans OGM et sans engrais fossiles. Les affaiblir au moment où leur modèle commence à reprendre des couleurs serait un non-sens stratégique et écologique.


    Nous appelons donc les pouvoirs publics à renoncer à cette proposition dangereuse, à renforcer les moyens de l’Agence Bio, et à faire des acteurs du bio les partenaires incontournables de la transition agricole et alimentaire.

    Télécharger le communiqué de presse :

  • Plan Stratégique National : les moyens annoncés ne sont pas à la hauteur des défis actuels

    Plan Stratégique National : les moyens annoncés ne sont pas à la hauteur des défis actuels

    Le 1er juillet, la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a annoncé ses arbitrages concernant les crédits européens non utilisés sur la période 2023/2024.

    Alors que la consommation montre des signes encourageants de reprise, les fonds qui auraient pu soutenir la Bio ne sont pas mobilisés à la hauteur des demandes portées par les professionnels et FOREBio.

    Nos demandes partiellement entendues

    Les organisations professionnelles BIO demandaient une revalorisation de l’éco-régime à 145€/ha pour les producteurs bio. Le ministère annonce seulement 110 €/ha.

    La revalorisation du crédit d’impôts pour les producteurs bio n’a pas été actée.
    En revanche, le ministère a répondu à nos demandes en créant un Programme Opérationnel pour la filière “lait bio”, particulièrement touchée durant la crise des dernières années.

    Demandes à moitié satisfaites car nous souhaitions un soutien à hauteur de 15 millions d’euros par an. La ministre, Annie Genevard, a annoncé une enveloppe de 5 millions d’euros pour 2026 et de 7 millions pour 2027. Nous espérons que cette avancée ouvrira la porte à la mise à disposition de Programmes Opérationnels pour d’autres filières biologiques.

    Le compte n’y est donc pas

    Résultat : moins de 1 % des aides PAC sont désormais dédiées à la bio, d’après le calcul de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB). Ce que nous regrettons fortement.

    Pour finir, l’Agence BIO a reçu la confirmation officielle de la suppression d’une grande partie de ses crédits de communication ainsi que de la baisse drastique du fonds Avenir Bio.

    À l’heure où la loi Duplomb est également passée en Commission Mixte Paritaire et réautorise certains néonicotinoïdes, nous avons le sentiment que le développement de l’agriculture biologique n’est plus une priorité dans notre pays.

    Rappelons ici que :
    > La Stratégie nationale de l’alimentation, de la nutrition et du climat (Snanc) fixe l’objectif de 12 % de consommation de produits bio en 2030.
    > Le PSN fixe, lui, 18% de surfaces bio à horizon 2027 et 21% en 2023.

    Nous, représentants des organisations économiques des producteurs 100% bio, comme nos partenaires du secteur bio, avons toujours eu la volonté d’atteindre ces objectifs. Les moyens doivent être à la hauteur des enjeux affichés.

  • Baisse du budget de l’Agence Bio : un coup dur pour les filières biologiques dans un contexte de relance

    Baisse du budget de l’Agence Bio : un coup dur pour les filières biologiques dans un contexte de relance

    Communiqué de presse FOREBIO – SYNABIO

    Paris, le 21 mai 2025. Les annonces de diminution du budget de fonctionnement de l’Agence Bio ainsi que la baisse de dotation du Fonds Avenir Bio (l’ensemble pour un total de 15 Millions d’euros) est une douche froide pour les acteurs économiques des filières biologiques qui commencent à voir une légère reprise de la consommation après plus de 3 ans de crise.

    La  campagne de communication de l’Agence bio « C’est bio la France ! » : outil indispensable pour relancer la consommation

    Alors que la filière biologique se relève d’une crise sans précédent – marquée par une baisse de la consommation, une baisse des surfaces cultivées et des déconversions d’exploitations, la baisse des budgets de l’Agence Bio, principal outil de communication et de structuration du secteur, apparaît comme une décision incompréhensible. Cette annonce intervient alors même que la campagne nationale « C’est bio la France ! », lancée par l’Agence Bio, mobilise de manière inédite l’ensemble des acteurs de la filière pour relancer la consommation de produits biologiques.

    Le Fonds Avenir Bio : outil indispensable pour relancer et consolider les filières

    Depuis sa création en 2008, le Fonds Avenir Bio s’est imposé comme un outil stratégique pour les PME (entreprises et organisations économiques de producteurs) engagées dans la valorisation de la production biologique d’origine française, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire et au dynamisme des territoires. Ce fonds a permis de financer plus de 350 projets visant à :

    • Accompagner le développement et la structuration de nouvelles filières de production biologique ;
    • Créer et développer des outils de transformation assurant des débouchés pour des productions nationales de qualité.

    L’effet de levier du Fonds Avenir Bio est notable : en moyenne, les opérateurs économiques mobilisent trois fois le montant des fonds perçus, grâce à des prêts bancaires et des investissements privés, et souvent davantage.

    Cependant, la réduction drastique du budget annoncée, passant de 18 millions d’euros en 2024 à 8,6 millions d’euros en 2025, met en péril de nombreux projets émergents essentiels à la consolidation des filières biologiques. Cette baisse compromet des initiatives telles que la rénovation d’outils de collecte, la modernisation d’unités de transformation pour améliorer la compétitivité, et le développement de gammes de produits destinées à la restauration hors domicile, facilitant ainsi l’atteinte des objectifs de la loi EGALIM.

    Dans un contexte de sortie de crise, il est impératif que les montants alloués dans le cadre de l’appel à projets 2025 soient à la hauteur des enjeux, afin de permettre aux acteurs économiques de relancer leurs activités et de consolider les filières biologiques françaises.

    Quelques exemples de projets soutenus par le FAB : 

    • Le Fonds Avenir Bio a joué un rôle primordial à un moment clé pour le développement de Bio&Lo. Notre projet repose sur le financement par nos agriculteurs partenaires d’un investissement conséquent dans une micro laiterie. Grâce au Fond nous avons pu sécuriser les investissements des premières fermes partenaires. Le fond a donc eu un rôle d’amorçage pour embarquer dans notre aventure les premières fermes et donner ainsi envie aux suivantes de nous  rejoindre. Christophe Audouin, dirigeant de Bio&Lo. 
    • Avena Bio est un exemple réussi de structuration de filière permis par le Fond Avenir Bio : « Issue d’un partenariat entre 3 coopératives céréalières Bio, 2 transformateurs de céréales et un distributeur spécialisé, la SAS a investi dans une unité de floconnage de céréales Bio et ainsi pu relocaliser en France cette activité de transformation et valoriser localement la production du Grand Est. Sans le financement du FAB permettant un apport correspondant à 10% des investissements, ce projet n’aurait pas vu le jour ». Julien Bourgeois, Vice-président de la COCEBI.
    • « Nous avons mis en place une filière graines de courges origine France avec un groupe de 9 agriculteurs en CUMA qui assument l’achat du matériel de récolte très spécifique et ECOLIENCE qui assume le matériel de lavage et séchage des graines. Ce projet permet de produire sur le territoire des graines qui à ce jour sont beaucoup importées d’Autriche ou de Chine. Nous envisageons 200 ha la première année pour atteindre plus de 500 ha à 5 ans. Le Fonds Avenir Bio est déterminant dans l’équilibre du montage financier qui a été réalisé. Le désengagement brutal de la parole de l’État est un très mauvais signal pour les acteurs de la Bio » Frédéric Grünblatt, Président de Ecolience.

    Télécharger le communiqué de presse :

  • Placer la Bio au cœur de la Stratégie nationale pour l’Alimentation, la Nutrition et le Climat

    Placer la Bio au cœur de la Stratégie nationale pour l’Alimentation, la Nutrition et le Climat

    La Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire de la France l’a annoncé lors du Salon de l’Agriculture 2025, le texte de la Stratégie nationale pour l’Alimentation, la Nutrition et le Climat sera mis en consultation dès mars 2025.

    Issue de la loi Climat et résilience de 2021 et supposée entrée en vigueur en juillet 2023, la SNANC s’est longuement fait attendre. Pourtant, la Stratégie nationale pour l’Alimentation, la Nutrition et le Climat permettrait de répondre aux attentes du milieu agricole et de cesser de se reposer uniquement sur les « consommacteurs ».

    Nous, acteurs de l’alimentation biologique, rappelons l’importance d’accorder des moyens à la hauteur des ambitions annoncées pour faire de cette stratégie un réel levier de transformation.

    La SNANC permettrait enfin de travailler à l’articulation de notre offre alimentaire avec la demande. 

    Tribune de l’IDDRI du 25 avril 2024

    Retrouvez notre demandes communes formulées avec nos partenaires – SYNABIO et LA MAISON DE LA BIO :

    • Définir des objectifs chiffrés et ambitieux d’évolution de la production et de la consommation de produits biologiques, en commençant par 12% de produits bio en valeur sur l’ensemble des circuits de consommation à horizon 2030.
    • Inscrire le principe d’une Stratégie Nationale pour l’agriculture et la consommation biologiques réellement co-pilotée par les Ministères de l’Agriculture, de la Santé, de la Transition Écologique, de l’Éducation et la solidarité.
    • Inciter et former les acteurs de la restauration collective pour atteindre, dans les plus brefs délais, l’objectif de 20% de bio fixé par EGALIM et s’assurer de l’élargissement de cet objectif à l’ensemble de la restauration commerciale.
    • Améliorer les données produites par l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM) au sein de la chaîne de commercialisation, en comparaison avec le conventionnel – au-delà des produits laitiers et des fruits et légumes.
    • Veiller au renforcement des moyens alloués aux campagnes de communication grand public sur la bio notamment via la sécurisation et l’augmentation du budget commun de l’Agence BIO.

    Télécharger la note de position intégrale :

  • Vœux d’Annie Genevard : les acteurs des filières bio attendent de la ministre un mea culpa politique sur l’Agence Bio

    Vœux d’Annie Genevard : les acteurs des filières bio attendent de la ministre un mea culpa politique sur l’Agence Bio

    Paris, 21/01/2025.

    La position “de sagesse” exprimée par le ministère de l’agriculture au moment du vote au Sénat de l’amendement “Duplomb” visant à supprimer l’Agence Bio est un affront pour les filières bios qui attendent de la ministre ce soir un revirement clair.

    La position d’Annie Genevard entre en totale contradiction avec la stratégie suivie jusqu’à alors, y compris par elle-même. “Le 17 décembre on était tous réunis en comité de pilotage du plan ambition bio pour la présentation par l’Agence Bio de la nouvelle campagne de promotion qui sera lancée au Salon de l’agriculture, un mois plus tard on nous dit qu’on va supprimer l’Agence bio, au mieux c’est une erreur politique, au pire c’est une faute grave” estime les organisations signataires qui n’ont pas été informées et encore moins consultées.

    Les acteurs des filières biologiques rappellent que l’Agence Bio dispose d’un contrat d’objectifs et de performance qui a été validé par le ministère de l’agriculture il y a moins d’un an. “On a regardé les analyses faites par la Cour des comptes sur les agences d’Etat, le fait de disposer d’un COP est une recommandation clairement mise en avant par la Cour comme un indicateur de la performance des Agences” expliquent les signataires. En 2022, la Cour des comptes recommandait d’ailleurs d’augmenter les moyens de l’Agence Bio, et non pas de la supprimer.

    Depuis l’adoption par le Sénat de cet amendement, une mobilisation massive s’organise pour demander le maintien de cet acteur indispensable au développement des filières bio. Des ONGs, des parlementaires, des organisations professionnelles, des entreprises, y compris au-delà de l’écosystème bio, sont immédiatement montés au créneau pour défendre l’Agence bio.

    La Ministre de l’Agriculture doit prendre en compte ces réactions et nous l’appelons à revenir sur sa position et à garantir la pérennité de l’Agence bio.

    Contacts presse

    – FNAB : Philippe Camburet (tel : 06 77 94 63 52)

    – SYNABIO: Charles Pernin (tel : 06 13 40 29 92)

    – FOREBIO : Mathieu Lancry (tel : 06 79 59 20 10)

     

  • Le nouveau plan de soutien à l’agriculture Bio validé par la Commission Européenne

    Le nouveau plan de soutien à l’agriculture Bio validé par la Commission Européenne

    Ce vendredi 08 mars 2024, la Commission Européenne a validé le nouveau plan de soutien de à l’Agriculture Biologique annoncé lors du Salon de l’Agriculture par Marc Fesneau.

    Demandé par FOREBio depuis plusieurs semaines, un nouveau plan d’aide de 90mio€ va être accordé aux filières Bio.

    Le guichet pour la télédéclaration sera ouvert le 25 mars sur la plateforme FranceAgriMer.

    L’aide compensera jusqu’à 50% de la perte d’EBE. Elle comporte un plafond fixé à 30 000 euros par exploitation, excepté pour les jeunes agriculteurs et nouveaux installées pour lesquels le plafond pourra atteindre 40 000 euros.

    Quels sont les critères d’éligibilité ?

    • Etre spécialisé en Agriculture Biologique : les exploitations agricoles doivent être spécialisées 100% en agriculture bio (et/ou en conversion) ou être spécialisées à plus de 85% en agriculture bio.

    • Avoir subi une dégradation de l’un des 2 indicateurs économiques suivants :

      • Une perte d’EBE en 2023/2024 supérieure ou égale à 20% par rapport à la moyenne des exercices comptables clôturés entre juin 2018 et mai 2020
      • Ou une perte de chiffre d’affaires en 2023/2024 supérieure ou égale à 20% sur l’exercice indemnisé par rapport à la moyenne des exercices comptables clôturés entre juin 2018 et mai 2020.

    Périodes de référence :

    Les dates de clôtures prises en compte vont de juin 2023 à mai 2024.

    Pour les exploitations qui clôturent en avril ou mai 2024, il devrait être possible de fournir un prévisionnel (à préciser quand la notice d’information sera publiée).

    A lire : le communiqué de presse du Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire

    La notice d’information sera publiée sur FranceAgriMer très prochainement.

    Nous invitons vos adhérents à préparer leur dossier le plus tôt possible pour déposer leur dossier à temps sur la plate-forme.