Catégorie : Nos filières

  • La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent à lever le voile sur les prix et marges des produits bio

    La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent à lever le voile sur les prix et marges des produits bio

    Communiqué de presse

    Paris le 09/07/2026. À l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’Observatoire de la Formation des Prix et des Marges (OFPM), la FNAB, FOREBIO et le SYNABIO alertent sur les limites persistantes de la transparence des prix et des marges sur les produits biologiques.

    Alors que le prix reste le premier frein à la consommation bio pour les Français, les données disponibles ne permettent toujours pas d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels, ni d’objectiver la répartition réelle de la valeur entre producteurs et leurs organisations économiques de mise en marché, transformateurs et distributeurs.

    Plusieurs travaux récents sur les fruits et légumes bio, notamment ceux de l’économiste Olivier Mevel, de Que Choisir, et ceux de la commission d’enquête sénatoriale sur les relations commerciales, ont mis en évidence des écarts significatifs dans la répartition de la valeur au sein des filières bio. Ils soulignent également la nécessité de mieux comprendre les mécanismes de formation des prix et de partage de la valeur.

    Or, l’OFPM a précisément vocation à produire ce type d’analyse de manière indépendante, robuste et incontestable sur les produits de grande consommation. Encore faut-il que ses méthodologies et ses outils de collecte prennent pleinement en compte les spécificités des produits biologiques.

    L’intégration des produits biologiques au périmètre de l’OFPM constitue une avancée importante. Toutefois, leur suivi reste aujourd’hui très partiel : sur les 33 produits observés par l’Observatoire, seuls 6 font l’objet d’un suivi spécifique en bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes). Des produits pourtant centraux dans la consommation des ménages, tels que les œufs, la farine, le steak haché ou le jambon, ne sont à ce jour pas couverts par ce dispositif.

    Les analyses disponibles demeurent également incomplètes. À titre d’exemple, l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels.

    La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent donc :

    • L’élargissement des travaux de l’OFPM aux principaux produits représentatifs de la consommation bio : œufs, farine, viande fraîche (steak haché) et charcuterie (jambon)
    • L’amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques
    • La possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents

    Alors que 73 % des Français demandent davantage de transparence sur les prix alimentaires, les organisations signataires rappellent qu’il ne pourra y avoir de débat apaisé sur le prix du bio sans amélioration significative des outils publics de transparence économique.

    Contact presse

    Antoine Roinsard
    Délégué général FOREBio
    06 86 80 88 35
    antoine.roinsard@forebio.info

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  • Chiffres clés 2025 de l’Agence Bio : FOREBio alerte sur une chute continue du potentiel de production en agriculture biologique origine France

    Chiffres clés 2025 de l’Agence Bio : FOREBio alerte sur une chute continue du potentiel de production en agriculture biologique origine France

    Communiqué de presse FOREBio

    Paris/Angers, le 16 juin 2026. L’Agence Bio publie aujourd’hui les chiffres clés annuels de la production en Agriculture Biologique : les surfaces Bio diminuent de -1,1%, pour la 3ème année consécutive. Et pour la première fois, le nombre de fermes engagées en Bio recule également de -1,3%, alors que la consommation des ménages augmente de 3,6% en valeur. Le signal est sans équivoque, la production Bio française risque une crise structurelle.

    Un cap vient d’être franchi : le potentiel de production en Bio origine France s’érode durablement

    FOREBio considère que le cap est désormais franchi. La France a perdu durablement du potentiel de production Bio. L’agriculture biologique française a atteint son optimum de production en 2022, avec 2,82 millions d’hectares. Trois ans plus tard, le constat est brutal : les surfaces ont reculé pour atteindre aujourd’hui 2,69 millions d’hectares (- 15% de céréales, -11,9% de légumes frais et -19,4% de légumes secs sur la période). En parallèle, le cheptel Bio a connu un repli sur toutes les espèces pour la première fois de son histoire. Entre 2022 et 2025 : -10% en bovins ; -4% en brebis et -33% en porcins.

    Le modèle Bio n’est pas seulement un label, c’est un pilier de notre souveraineté alimentaire. 84% des produits bio consommés (hors produits exotiques) sont d’origine France, et 17% des fermes françaises sont conduites en agriculture biologique. Pourtant, plusieurs années de crise de la consommation Bio, couplées au manque de reconnaissance politique, aux effets du changement climatique et aux faibles rémunérations, ont fragilisé durablement les filières et brisé l’élan de nombreux producteurs. « Les frémissements de reprise du marché ne suffiront pas. Nous avons besoin d’un vrai rebond de la consommation pour redonner confiance aux producteurs et rendre la BIO encore plus attractive. C’est maintenant que tout se joue. » insiste Clément Aribaud, Vice Président de FOREBio.

    À cette érosion des producteurs déjà en BIO, s’ajoute une bombe à retardement démographique, l’agriculture biologique, au même titre que le reste de l’agriculture souffre d’un déficit de renouvellement des générations, avec un nombre important d’agriculteur·trices proches de l’âge de la retraite et trop peu de jeunes pour prendre le relais. Avec une attractivité supérieure : 30% des bénéficiaires de DJA ont un atelier BIO, le modèle de production BIO suscite des vocations qui doivent-être soutenues pour sécuriser le renouvellement de la ferme France.

    Des tensions sur les approvisionnements redoutées

    Après trois années de manque de débouchés, certaines filières 100% Bio craignent désormais de devoir gérer, à court ou moyen terme, un manque de volume, alors même qu’elles ont mis des décennies pour se construire. “Les groupements 100% Bio ont investi dans des infrastructures et outils de collecte permettant de valoriser les produits BIO et sont en capacité d’accueillir des producteurs motivés par la production BIO (reprise de fermes en BIO ou conversion) avec des engagements contractuels sur du moyen terme, notamment dans le cadre du commerce équitable.” rappelle Julien Bourgeois, Président de FOREBio. 

    Des tensions existent d’ores-et-déjà sur l’approvisionnement Bio en œufs, beurre et viande bovine par exemple. Ce n’est plus une hypothèse, c’est un compte à rebours.

    Les demandes de FOREBio, suite à la publication des chiffres clé 2025 de l’Agence Bio

    Pour enrayer cette érosion et sécuriser l’avenir des filières Bio françaises, FOREBio appelle à la mise en œuvre de mesures concrètes et ambitieuses aux différents maillons des filières :

    1. Prioriser la Bio pour le renouvellement des générations. Créer une « priorité à la bio » pour les projets de reprise d’exploitations déjà engagées en agriculture biologique, et généraliser la bonification BIO de la DJA1.
    2. Rémunérer à leur juste valeur les services environnementaux rendus par les producteurs BIO, avec une pérennisation du crédit d’impôt BIO, le développement des PSE2, une augmentation de l’ÉCO RÉGIME et un retour des aides au maintien dans la future PAC, comme c’est le cas chez beaucoup de nos voisins européens.
    3. Renforcer les outils de structuration et de régulation des filières. Ouvrir davantage de programmes opérationnels aux organisations de producteurs Bio (céréales, viandes) et sécuriser les programmes existants. Développer des dispositifs de régulation adaptés aux à-coups de marché comme les dispositifs existants dans le conventionnel (aides au déclassement, stockage). Porter le Fonds Avenir Bio à 15 M€ annuels sur 5 ans.
    4. Garantir une rémunération juste et une visibilité à long terme. Généraliser la contractualisation pluriannuelle avec un engagement symétrique amont/aval, et imposer la transparence sur la répartition de la valeur via l’OFPM3.
    5. Dynamiser la consommation de produits BIO pour consolider l’amont et redonner confiance pour développer la BIO.

    Contact presse

    Antoine Roinsard
    Délégué général FOREBio
    06 86 80 88 35
    antoine.roinsard@forebio.info

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    1. Dotation Jeune Agriculteur ↩︎
    2. Paiements pour Services Environnementaux ↩︎
    3. Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires ↩︎
  • Reportage : élever des porcs mâles non castrés en agriculture biologique

    Reportage : élever des porcs mâles non castrés en agriculture biologique

    Merci à la station expérimentale bio INRAE PORGANIC, qui a accueilli le tournage.

    Retrouvez l’intégralité des ressources produites dans le cadre du projet sur : https://www.produire-bio.fr/articles-pratiques/alternatives-a-la-castration-des-porcelets-en-bio-projet-casdar-farinelli/

  • Inauguration d’AVENA BIO : le nouveau maillon incontournable de la Filière Avoine Bio Française

    Inauguration d’AVENA BIO : le nouveau maillon incontournable de la Filière Avoine Bio Française

    Le 02 octobre 2024 se sont réunis pour l’inauguration de l’usine AVENA BIO à Nitry les six organisations associées dans sa création (COCEBI, PROBIOLOR, BIOCER, FAVRICHON & VIGNON, CERECO et BIOCOOP).

    L’ambition de ce projet était de réunir en amont les coopératives de producteurs, et en aval les transformateurs et la distribution spécialisée, dans une filière équitable française de production et de distribution de céréales bio pour le petit-déjeuner.

    Bien que l’avoine soit la première production de l’usine, elle transformera d’autres céréales et légumineuses afin de proposer : des flocons ou de la farine d’avoine, des flocons de céréales sans gluten, des flocons et des farines de légumineuses.

    Le but de ce projet est avant tout de relocaliser la fabrication en France, proche des bassins de production.

    Le 1er octobre 2024 marquera une nouvelle étape pour l’agriculture biologique en France avec l’inauguration de l’usine AVENA BIO à Nitry, dédiée à la production de flocons et de farine d’avoine 100% bio. Ce projet innovant, qui réunit producteurs, transformateurs et distributeurs, symbolise la montée en puissance d’une filière bio française équitable et durable.

    Guillaume CONSEIL, Président d’AVENA BIO

    Retrouvez toutes les informations sur AVENA BIO : https://fermesbio.fr/avena-bio/

  • Publication de l’Observatoire 2023 des Viandes Bio

    Publication de l’Observatoire 2023 des Viandes Bio

    Interbev a récemment publié l’observatoire des viandes Bio qui fait le bilan de l’année écoulée sur la production et consommation de viandes Bio.

    Quelques chiffres-clés pour l’année 2023 :

    • En 2023, la production d’animaux biologiques a reculé de 18%, conséquence d’un repli de la consommation de viandes Bio (-17% depuis 2019, tous circuits confondu.

    • La production de viande bovine affiche une baisse de 14% par rapport à 2022. En cause, la réduction du nombre d’animaux dans les cheptels, des arrêts d’exploitations, ou la réaffectation des bovins bio vers le conventionnel (dans un contexte de prix élevé sur les gros bovins bio allaitants)
    • Concernant la viande ovine, les abatages ont diminué de 12% malgré une augmentation du cheptel de brebis viande de +3.3%. Le manque de débouchés justifie cet écart avec un flux d’agneaux bio réaffecté au conventionnel.

    • La viande porcine affiche le plus gros recul, avec une baisse de 23% des abattages versus l’année 2022, conséquence de la baisse de la consommation de viande et charcuterie Bio. Le nombre d’élevages de truies Bio a reculé de 7.6% (deuxième année consécutive de baisse). Comme l’indique le communiqué de presse : « Le marché du porc bio se situe désormais à des niveaux comparables à ceux de 2017/2018, reflétant un retour en arrière dans la croissance de la filière. »

    L’ensemble du bilan est disponible dans le Communiqué de Presse :

  • Alternatives à la castration des porcs Bio : projet CASDAR FARINELLI

    Alternatives à la castration des porcs Bio : projet CASDAR FARINELLI

    FOREBIO a participé à deux conférences en septembre (au SPACE et lors de Tech&Bio) visant à présenter les résultats du CASDAR FARINELLI (projet dans lequel BIODIRECT et UNEBIO sont partenaires).

    Les nouveaux livrables du projet sont disponibles sur le site Produire Bio :

    • un guide d’auto-diagnostique à destination des éleveurs et techniciens souhaitant évaluer la faisabilité d’élever des porcs mâles entiers

    • des fiches avec des recommandations techniques pour l’élevage de porcs

    Les premiers résultats concernant la valorisation des porcs mâles entiers sont disponibles auprès d’Antoine Roinsard, et seront diffusés largement à partir de la fin de l’année. 

  • Sarrasin bio français, une filière menacée

    Sarrasin bio français, une filière menacée

    14/09/2023

    C’est la rentrée, et comme chaque année depuis 4 ans, les producteurs de céréales biologiques craignent de perdre leurs récoltes de sarrasin.

    La raison : l’exposition aux herbicides très volatiles comme le prosulfocarbe, 2ème herbicide le plus vendu en France après le glyphosate pour les céréales non bio (pour mieux comprendre, relire notre article de 2021).

    La volatilité de ces produits rend impossible de savoir d’où vient la contamination et par conséquent impossible de retracer la responsabilité juridique, laissant les producteurs bio sans solution d’indemnisation avec des récoltes contaminées et donc détruites.

    Nous évaluons le manque à gagner pour les producteurs de sarrasin Bio à plus d’un demi-million d’euros !

    Aux côtés de la FNAB, nous demandons la création d’un fonds d’indemnisation pour les agriculteurs/trices bio, victimes économiques des contaminations.

  • Les groupements de producteurs de porc 100% BIO n’attendent pas !

    Les groupements de producteurs de porc 100% BIO n’attendent pas !

    Paris, le 26 juillet 2023. FOREBio alerte depuis plusieurs mois les pouvoirs publics sur la situation critique des groupements de producteurs de porc 100% Bio.

    Ces derniers mettent tout en œuvre pour relancer la demande (opérations commerciales, partenariats, investissements, etc.). Mais ces mesures et la hausse du coût alimentaire ont engendré des pertes (hors quotas) de 4,21 Mi€ sur 2022 et 4,78 Mi€ au premier semestre 2023, supportées directement par les groupements et les producteurs adhérents.

  • Toujours pas de tomates Bio en hiver !

    Toujours pas de tomates Bio en hiver !

    Paris, le 12 juillet 2023

    Le Comité national de l’Agriculture Biologique (CNAB) a pris acte de la ré-autorisation en Bio de commercialiser sans restriction des légumes issus de serres chauffées en hiver. Cela fait suite à une décision du Conseil d’Etat du 28 juin 2023, qui donne satisfaction à un recours de Légumes de France et FelCoop.

    Pour nos producteurs, c’est du bon sens, pas d’utilisation de serres chauffées en Bio !

    Afin de ne pas dégrader le bilan carbone de la production de légumes Bio et de miser sur la complémentarité entre régions du Sud et régions du Nord, FOREBio se positionne avec ses partenaires contre la décision du Conseil d’Etat dans un communiqué de presse.

    Pour télécharger le communiqué de presse FOREBio – FNAB – SYNABIO – Synadis BIO :

  • Belle croissance du réseau spécialisé bio tiré notamment par les ventes de fruits et légumes

    Belle croissance du réseau spécialisé bio tiré notamment par les ventes de fruits et légumes

    Le Synadis Bio et FOREBio viennent de publier un Communiqué de presse pour faire le bilan de l’année 2020 sur la filière fruits et légumes Bio.

    Les effets du confinement se seront faits sentir positivement puisque la consommation a été tirée vers le haut à chaque fois (plus de repas « faits maison ») !

    Les magasins spécialisés enregistrent ainsi une croissance globale de +10% tous produits confondus en 2020, tandis que les groupements Fruits & Légumes de Forébio marquent l’année avec +21%. Les raisons d’une telle réussite résident principalement dans la mise en place de contrats pluriannuels, la régionalisation des flux de marchandises et des relations de confiance entre acheteurs et vendeurs.

    Cette première publication marque aussi le pas pour le démarrage d’un partenariat plus formalisé avec les groupements de producteurs 100% bio et le réseau de magasins spécialisés.