Catégorie : Actualité FOREBio

  • La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent à lever le voile sur les prix et marges des produits bio

    La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent à lever le voile sur les prix et marges des produits bio

    Communiqué de presse

    Paris le 09/07/2026. À l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’Observatoire de la Formation des Prix et des Marges (OFPM), la FNAB, FOREBIO et le SYNABIO alertent sur les limites persistantes de la transparence des prix et des marges sur les produits biologiques.

    Alors que le prix reste le premier frein à la consommation bio pour les Français, les données disponibles ne permettent toujours pas d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels, ni d’objectiver la répartition réelle de la valeur entre producteurs et leurs organisations économiques de mise en marché, transformateurs et distributeurs.

    Plusieurs travaux récents sur les fruits et légumes bio, notamment ceux de l’économiste Olivier Mevel, de Que Choisir, et ceux de la commission d’enquête sénatoriale sur les relations commerciales, ont mis en évidence des écarts significatifs dans la répartition de la valeur au sein des filières bio. Ils soulignent également la nécessité de mieux comprendre les mécanismes de formation des prix et de partage de la valeur.

    Or, l’OFPM a précisément vocation à produire ce type d’analyse de manière indépendante, robuste et incontestable sur les produits de grande consommation. Encore faut-il que ses méthodologies et ses outils de collecte prennent pleinement en compte les spécificités des produits biologiques.

    L’intégration des produits biologiques au périmètre de l’OFPM constitue une avancée importante. Toutefois, leur suivi reste aujourd’hui très partiel : sur les 33 produits observés par l’Observatoire, seuls 6 font l’objet d’un suivi spécifique en bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes). Des produits pourtant centraux dans la consommation des ménages, tels que les œufs, la farine, le steak haché ou le jambon, ne sont à ce jour pas couverts par ce dispositif.

    Les analyses disponibles demeurent également incomplètes. À titre d’exemple, l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels.

    La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent donc :

    • L’élargissement des travaux de l’OFPM aux principaux produits représentatifs de la consommation bio : œufs, farine, viande fraîche (steak haché) et charcuterie (jambon)
    • L’amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques
    • La possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents

    Alors que 73 % des Français demandent davantage de transparence sur les prix alimentaires, les organisations signataires rappellent qu’il ne pourra y avoir de débat apaisé sur le prix du bio sans amélioration significative des outils publics de transparence économique.

    Contact presse

    Antoine Roinsard
    Délégué général FOREBio
    06 86 80 88 35
    antoine.roinsard@forebio.info

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  • Chiffres clés 2025 de l’Agence Bio : FOREBio alerte sur une chute continue du potentiel de production en agriculture biologique origine France

    Chiffres clés 2025 de l’Agence Bio : FOREBio alerte sur une chute continue du potentiel de production en agriculture biologique origine France

    Communiqué de presse FOREBio

    Paris/Angers, le 16 juin 2026. L’Agence Bio publie aujourd’hui les chiffres clés annuels de la production en Agriculture Biologique : les surfaces Bio diminuent de -1,1%, pour la 3ème année consécutive. Et pour la première fois, le nombre de fermes engagées en Bio recule également de -1,3%, alors que la consommation des ménages augmente de 3,6% en valeur. Le signal est sans équivoque, la production Bio française risque une crise structurelle.

    Un cap vient d’être franchi : le potentiel de production en Bio origine France s’érode durablement

    FOREBio considère que le cap est désormais franchi. La France a perdu durablement du potentiel de production Bio. L’agriculture biologique française a atteint son optimum de production en 2022, avec 2,82 millions d’hectares. Trois ans plus tard, le constat est brutal : les surfaces ont reculé pour atteindre aujourd’hui 2,69 millions d’hectares (- 15% de céréales, -11,9% de légumes frais et -19,4% de légumes secs sur la période). En parallèle, le cheptel Bio a connu un repli sur toutes les espèces pour la première fois de son histoire. Entre 2022 et 2025 : -10% en bovins ; -4% en brebis et -33% en porcins.

    Le modèle Bio n’est pas seulement un label, c’est un pilier de notre souveraineté alimentaire. 84% des produits bio consommés (hors produits exotiques) sont d’origine France, et 17% des fermes françaises sont conduites en agriculture biologique. Pourtant, plusieurs années de crise de la consommation Bio, couplées au manque de reconnaissance politique, aux effets du changement climatique et aux faibles rémunérations, ont fragilisé durablement les filières et brisé l’élan de nombreux producteurs. « Les frémissements de reprise du marché ne suffiront pas. Nous avons besoin d’un vrai rebond de la consommation pour redonner confiance aux producteurs et rendre la BIO encore plus attractive. C’est maintenant que tout se joue. » insiste Clément Aribaud, Vice Président de FOREBio.

    À cette érosion des producteurs déjà en BIO, s’ajoute une bombe à retardement démographique, l’agriculture biologique, au même titre que le reste de l’agriculture souffre d’un déficit de renouvellement des générations, avec un nombre important d’agriculteur·trices proches de l’âge de la retraite et trop peu de jeunes pour prendre le relais. Avec une attractivité supérieure : 30% des bénéficiaires de DJA ont un atelier BIO, le modèle de production BIO suscite des vocations qui doivent-être soutenues pour sécuriser le renouvellement de la ferme France.

    Des tensions sur les approvisionnements redoutées

    Après trois années de manque de débouchés, certaines filières 100% Bio craignent désormais de devoir gérer, à court ou moyen terme, un manque de volume, alors même qu’elles ont mis des décennies pour se construire. “Les groupements 100% Bio ont investi dans des infrastructures et outils de collecte permettant de valoriser les produits BIO et sont en capacité d’accueillir des producteurs motivés par la production BIO (reprise de fermes en BIO ou conversion) avec des engagements contractuels sur du moyen terme, notamment dans le cadre du commerce équitable.” rappelle Julien Bourgeois, Président de FOREBio. 

    Des tensions existent d’ores-et-déjà sur l’approvisionnement Bio en œufs, beurre et viande bovine par exemple. Ce n’est plus une hypothèse, c’est un compte à rebours.

    Les demandes de FOREBio, suite à la publication des chiffres clé 2025 de l’Agence Bio

    Pour enrayer cette érosion et sécuriser l’avenir des filières Bio françaises, FOREBio appelle à la mise en œuvre de mesures concrètes et ambitieuses aux différents maillons des filières :

    1. Prioriser la Bio pour le renouvellement des générations. Créer une « priorité à la bio » pour les projets de reprise d’exploitations déjà engagées en agriculture biologique, et généraliser la bonification BIO de la DJA1.
    2. Rémunérer à leur juste valeur les services environnementaux rendus par les producteurs BIO, avec une pérennisation du crédit d’impôt BIO, le développement des PSE2, une augmentation de l’ÉCO RÉGIME et un retour des aides au maintien dans la future PAC, comme c’est le cas chez beaucoup de nos voisins européens.
    3. Renforcer les outils de structuration et de régulation des filières. Ouvrir davantage de programmes opérationnels aux organisations de producteurs Bio (céréales, viandes) et sécuriser les programmes existants. Développer des dispositifs de régulation adaptés aux à-coups de marché comme les dispositifs existants dans le conventionnel (aides au déclassement, stockage). Porter le Fonds Avenir Bio à 15 M€ annuels sur 5 ans.
    4. Garantir une rémunération juste et une visibilité à long terme. Généraliser la contractualisation pluriannuelle avec un engagement symétrique amont/aval, et imposer la transparence sur la répartition de la valeur via l’OFPM3.
    5. Dynamiser la consommation de produits BIO pour consolider l’amont et redonner confiance pour développer la BIO.

    Contact presse

    Antoine Roinsard
    Délégué général FOREBio
    06 86 80 88 35
    antoine.roinsard@forebio.info

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    1. Dotation Jeune Agriculteur ↩︎
    2. Paiements pour Services Environnementaux ↩︎
    3. Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires ↩︎
  • Assemblée générale 2026 : temps forts et nouveau CA

    Assemblée générale 2026 : temps forts et nouveau CA

    Bio Centre Loire adhérent FOREBio

    La Fédération des Organisations Économiques de Producteurs 100% Bio a tenu son Assemblée générale les 7 et 8 avril derniers. Après la visite de l’atelier d’extraction végétale Inové sur le site de la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel, l’AG statutaire a pris place à la Ferme de la Pharmacie, chez la famille Aribaud.

    C’est près d’Orléans que se sont retrouvés les adhérents de FOREBio pour leur Assemblée générale annuelle.

    Elle s’est organisée en deux temps : une plénière ouverte aux partenaires le 7 avril et une AG statutaire entre adhérents le 8 avril.

    Réforme de la PAC et règlement OCM au menu du Jour 1

    Frédéric Courleux, agroéconomiste spécialiste des politiques agricoles au Parlement européen, a exposé les enjeux concernant la structuration des filières dans le nouveau règlement OCM (Organisation Commune des Marchés) et la future PAC.

    Mathieu Courgeau, co-président du Collectif Nourrir, a dressé un état des lieux de la place de l’agriculture Bio dans la future PAC. Il a ensuite expliqué les perspectives à attendre, avec un budget en forte baisse et une fusion des programmes à prévoir. Il a enfin détaillé le projet porté par son collectif, d’une Politique Agricole et Alimentaire Commune.

    Les participants ont pu poser leurs questions et échanger avec les intervenants.

    Renforcement du travail sur la thématique « transmission/installation »

    La fin de la première journée a été consacrée à l’installation/transmission avec :

    • le témoignage de Philippe Hautbois, président de Bretagne Viande Bio et adhérent FOREBio, qui a déjà mis en place des mesures d’accompagnement de ses adhérents ;
    • l’intervention conjointe de Félix Tuchais du Réseau CIVAM et de Sophie Rigondaud, chargée de mission installation/transmission à la FNAB sur le futur parcours à l’installation, « France Service Agriculture ».

    À l’issue de ces deux journées, un nouveau conseil d’administration a été élu pour 2026/2027. Par la suite, le CA a désigné son nouveau Bureau.

  • Règlement bio : révision limitée annoncée par la Commission européenne

    Règlement bio : révision limitée annoncée par la Commission européenne

    Le 16 décembre 2025, la Commission européenne a proposé neuf modifications dans le règlement (UE) n° 2018/848 sur l’agriculture biologique. Si la feuille de route de la Commission réaffirme les bénéfices de la Bio pour l’UE, certaines mesures nous inquiètent.

    Chez FOREBio, nous nous félicitons que la Commission mette en avant les atouts de la Bio pour l’ensemble du territoire européen.

    En effet, la déclaration mentionne que :

    « L’agriculture biologique est un élément clé de la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne, qui contribue à la résilience, à l’autonomie stratégique et à la cohésion territoriale de l’Union. »

    De même, le texte stipule :

    « l’agriculture biologique encourage l’utilisation responsable de l’énergie et des ressources naturelles, la préservation des équilibres écologiques régionaux, l’amélioration de la fertilité des sols, le maintien de la qualité de l’eau, la richesse de la biodiversité et des normes élevées en matière de bien-être animal. »

    Au-delà d’allègements administratifs bienvenus, FOREBio s’oppose aux dispositions prévues pour la production de volailles.

    La révision prévoit en effet deux mesures qui font peser un fort risque sur l’image de la production de volailles de chair bio :

    • la limitation de l’accès à l’extérieur pour les jeunes volailles ;
    • la suppression du seuil maximal de 1 600 m² pour les bâtiments de volailles de chair.

    Ces propositions tendent à intensifier la production, en favorisant des élevages toujours plus gros donc plus standardisés. Cela nous paraît aller à l’encontre des principes d’un élevage durable et du maintien de conditions favorables au bien-être animal.

    Les prochaines étapes

    • Le 26 janvier 2026 : réunion du Conseil européen des Ministres de l’agriculture
    • D’ici fin juin : position du Conseil de l’UE (présidence chypriote) 
    • De juin à décembre : trilogue CE / Conseil de l’UE / Parlement UE
    • D’ici le 31/12 : adoption du texte

    En parallèle, FOREBio continue son travail de veille et de proposition pour améliorer certaines dispositions du guide de lecture français et des actes secondaires, afin de garantir l’exigence et la cohérence du cahier des charges de l’agriculture biologique.

  • PORGANIC : le dispositif expérimental porcin biologique de l’INRAe revient sur 5 ans de résultats

    PORGANIC : le dispositif expérimental porcin biologique de l’INRAe revient sur 5 ans de résultats

    Le 16 décembre 2025, Antoine Roinsard, délégué général de FOREBio ainsi que des éveleurs et collaborateurs de Bretagne Viande Bio, Bio Direct, Le Pré Vert et UNEBIO se sont rendus à Rouillé (86) pour une visite de la station PORGANIC de l’INRAE.

    Un élevage de naisseurs-engraisseurs bio piloté par l’INRAe : le premier en France

    Le dispositif PORGANIC est né d’un constat simple : en 2020, seulement 2% des truies françaises étaient élevées selon le mode de production biologique. Et la demande, elle, était croissante. De nombreux freins scientifiques et techniques ont été identifiés. Ce qui a conduit l’INRAe à proposer une expérimentation grandeur nature pour aider les éleveurs.

    Cette dernière porte sur :

    • la génétique ;
    • la reproduction ;
    • l’alimentation ;
    • la santé ;
    • le comportement et ;
    • le bien-être des porcs.

    L’élevage naisseur-engraisseur compte 48 truies. Leur suite, les cochettes, sont élevées sur la station, comme c’est le cas dans les élevages commerciaux. L’intégralité des porcelets est engraissée sur place, et les mâles ne sont pas castrés.

    L’élevage est réalisé en bâtiments avec accès à des courettes. Il comprend aussi 2 maternités de 12 places, conduites en 4 bandes, un bâtiment « gestantes en groupe » et un atelier d’engraissement avec 480 places. Les porcelets en post-sevrage sont élevés dans le bâtiment engraissement. L’aliment est acheté à un fabricant d’aliment de la région.

    PORGANIC 5 ans après : les observations et les résultats

    C’est Stéphane Ferchaud, ingénieur de recherche responsable du site, qui a présenté le bilan de ces cinq années d’étude. Il a insisté sur la conduite de la reproduction, les choix génétiques et l’élevage des porcs mâles non castrés.

    Le groupe a ensuite visité le site. L’aménagement des bâtiments a suscité questions et discussions.

    Nous retiendrons :

    • La luminosité et le confort des maternités avec accès courette (couvertes) ;
    • La simplicité et l’efficacité du bâtiment d’engraissement, avec notamment les cases PS dotées d’un abri amovible très fonctionnel (pas de bâtiment dédié pour les PS) ;
    • Le bâtiment « gestantes » mené en groupe dynamique (des truies de différentes bandes sont intégrées au groupe après sevrage) avec une très bonne ambiance dans le bâtiment.
    • Un système simple et peu coûteux qui peut offrir des perspectives pertinentes pour les éleveurs ayant des aménagements à réaliser dans les années qui viennent.

    Pour accéder à l’ensemble des résultats présentés, merci de télécharger le livret ci-dessous.

    Merci aux adhérents FOREBio qui ont tous répondu présents, ainsi que leurs éleveurs et collègues qui ont fait le déplacement ! Enfin un grand merci à Stephane Ferchaud et Charline Niort d’INRAe pour leur accueil.

  • Aide alimentaire : FOREBio signe une convention de partenariat avec le Réseau Cocagne

    Aide alimentaire : FOREBio signe une convention de partenariat avec le Réseau Cocagne

    Le 1er décembre 2025, les présidents de FOREBio et du Réseau Cocagne se sont retrouvés au salon Natexpo pour sceller officiellement un partenariat entre les deux réseaux. Le but : mettre en relation les Jardins de Cocagne, en région, et les groupements de producteurs 100% Bio pour fournir l’aide alimentaire en produits frais de qualité.

    En 2023, le gouvernement a mis en place un fonds pour une alimentation durable à travers le programme « Mieux Manger Pour Tous ». Son but ? Lutter contre la précarité alimentaire et offrir une aide alimentaire en fruits, légumes, légumineuses et produits sous labels de qualité.

    Dans ce cadre, le Réseau Cocagne a contacté FOREBio pour multiplier localement les partenariats entre les Jardins de Cocagne et les groupements adhérents. Il sera possible ainsi aux Jardins de compléter leur offre de fruits et légumes, selon les besoins, avec des produits issus des groupements.

    Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse détaillant les opérations prévues dans ce partenariat.

  • Le Champ du Possible : nouvel adhérent FOREBio

    Le Champ du Possible : nouvel adhérent FOREBio

    En cette fin d’année 2025, nous sommes heureux d’accueillir un nouvel adhérents au sein de FOREBio : la SAS « Le Champ du Possible »

    Un groupement d’éleveurs qui cultivent des légumes

    Né en 2016 sous forme de SAS, le groupement de dix éleveurs situés entre la Vendée et les Deux Sèvres a entrepris de développer une filière végétale locale en intégrant des légumes de plein champ dans leurs rotations.

    Sur les 1100 ha que comptent leur ferme, 40 sont consacrés à la culture de légumes de plein champ : pommes de terre, carottes, oignons, courges et salades.

    Leur production atteint 1000 t chaque année, commercialisées sur le territoire Vendée-Deux Sèvres.

    Leurs clients sont diversifiés, de la restauration collective aux magasins spécialisées, en passant par la GMS.

    La Champ du Possible : carte d’identité

    Statut juridique : SAS

    Date de création : 2016

    Nombre d’adhérents : 10 fermes

    Président : Jonathan BERSON

    Coordonnées : voir leur fiche détaillée

  • Natexpo 2025 : bilan positif pour FOREBio et ses adhérents présents

    Natexpo 2025 : bilan positif pour FOREBio et ses adhérents présents

    Les 30 novembre et 1er et 2 décembre 2025, s’est tenu à Paris Porte de Versailles le salon annuel du secteur bio, Natexpo. FOREBio était présente sur le stand collectif de La Maison De la Bio, aux côtés du Synabio et de BioED. Retour sur cette édition riche en échanges et en prises de contact.

    Des dégustations et rencontres prévues

    Dimanche midi, nous avons organisé notre traditionnelle dégustation de produits issus des groupements (légumes, fruits, viandes, charcuteries, etc.). Les produits ont été récupérés le matin même et cuisinés sur place par le chef Amédé Vicet.

    Lundi midi, nous avons réitéré l’opération, en partenariat avec Bio Cohérence, pour une présentation du label et de ses produits.

    Ces moments conviviaux ont permis d’attirer les visiteurs et de créer des échanges fructueux.

    Nous avions également prévu deux temps forts avec deux partenaires.

    • La présentation de l’Appel à Cédants FOREBio/Fermes en Vie en présence de Simon Bestel, cofondateur de la foncière. Cet évènement a réuni une douzaine de personnes et a suscité de nombreuses questions et discussions autour du sujet de la transmission des fermes bio.
    • La signature de la convention de partenariat avec le Réseau Cocagne pour créer des liens plus étroits, en région, entre les groupements et les Jardins de Cocagne. Tout ceci dans le but de fournir l’aide alimentaire en produits bio, locaux de qualité.
    Natexpo 2025 - FOREBio
    Crédits photo : FOREBio

    De nombreux échanges et réunions informels

    Cette édition a également été l’occasion de discuter à bâtons rompus avec nos adhérents présents sur un stand : Uni-Vert, Bio Centre Loire, Le Pré Vert, Bio Direct et Norabio et ceux représentés : BioBreizh, Biolait, Les Fermes de Chassagne.

    Ils ont aussi pris le temps d’échanger entre eux sur les problématiques actuelles du secteur : « nouveaux OGM », politiques de soutien à la bio, renouvellement des générations d’agriculteurs 100% Bio, etc.

    Nous avons aussi retrouvé nos partenaires de La Maison de la Bio pour confronter nos idées sur l’avenir de l’agriculture bio.

    Encore une édition bouillonnante qui nous confirme la nécessité du travail que nous menons au sein de FOREBio. Pour le soutien des filières 100% Bio. Pour une Bio exigeante, cohérence et équitable. Et pour renforcer la coopération entre tous les acteurs du secteur.

  • Fermes 100% Bio cherchent repreneurs : FOREBio et Feve s’associent pour les aider

    Fermes 100% Bio cherchent repreneurs : FOREBio et Feve s’associent pour les aider

    Suite à notre Assemblée générale en avril dernier, les administrateurs et membres présents ont décidé de se saisir du sujet de la transmission des fermes 100% Bio. Des discussions ont alors débuté avec différentes structures, dont Fermes en Vie. Et aujourd’hui, nous sommes fiers de lancer « l’appel à cédants » FEVE X FOREBio.

    Fermes En ViE, une foncière agricole et solidaire basée sur l’agroécologie

    FEVE est une foncière solidaire qui finance l’acquisition de fermes grâce à l’épargne citoyenne. Les agriculteurs et agricultrices s’installent en location avec option d’achat. Les projets financés sont agroécologiques. Et depuis 2020, l’initiative a permis :

    • la reprise de 41 fermes ;
    • l’installation de 61 agricultrices et agriculteurs ;
    • la conversion ou le maintien de 2582 ha en AB ;
    • une levée de fonds de 40,5 millions d’euros.

    FEVE dispose également d’une plateforme gratuite, La Grange, qui regroupe des ressources et outils autour du parcours d’installation. Elle est accessible à tous les porteur·ses de projet sur simple inscription. C’est notamment sur cet espace que se retrouveront les annonces des fermes des adhérents des groupements FOREBio sélectionnés lors de notre « appel à cédants ».

    L’appel à cédants, un outil de connexion entre agriculteurs sur le départ et candidats à l’installation

    L’appel à cédants s’adresse à tous les exploitants engagés dans un groupement adhérent à FOREBio qui envisagent de transmettre leur ferme dans les mois ou les années à venir.

    La démarche est volontairement simple et sans engagement. Il suffit de :

    1. Remplir un court formulaire en ligne sur la page dédiée,
    2. Qui sera étudié par l’équipe de FEVE. Celle-ci analyse les caractéristiques de la ferme et son adéquation avec les projets de reprise accompagnés.
    3. L’agriculteur recevra un retour personnalisé, si la ferme correspond aux critères de la foncière.

    Aucun frais n’est demandé aux cédants : l’objectif est de favoriser le passage de relais dans les meilleures conditions possibles, tout en maintenant la vocation biologique de la ferme.

    ▶️ Déposer un dossier sur la page de l’appel à cédants

    Les fermes 100% Bio à transmettre, à la croisée de plusieurs enjeux décisifs

    Le renouvellement des générations doit s’opérer et les fermes 100% Bio doivent le plus possible le rester. Pour FOREBio, l’enjeu est triple.

    Pour les agriculteurs

    Nous souhaitons aider les producteurs de nos groupements à préparer l’arrêt de leur activité le plus sereinement possible. Ils transmettent un outil fonctionnel, représentant souvent le fruit du travail de toute une vie. Cette étape est loin d’être anodine. Elle s’apparente parfois au parcours du combattant. Le dispositif proposé vise à donner un coup de pouce en créant des contacts qualifiés pour la reprise de la ferme.

    Pour les futurs repreneurs

    Nous y voyons aussi l’occasion de sensibiliser les candidats à l’intérêt des filières organisées 100% BIO. S’installer dans ce cadre revêt de nombreux atouts, complémentaires de démarches de commercialisation en vente directe :

    • Rejoindre un collectif permet de profiter de l’expérience de ses pairs, d’être accompagné techniquement et de bénéficier des outils mis en place par le groupement ;
    • Reprendre une ferme adhérente d’un groupement permet de sécuriser une grande partie de ses débouchés et d’accéder à des prix justes définis en commun ;
    • S’engager dans un projet agricole 100% Bio, c’est aussi participer à une dynamique de territoire et défendre un modèle d’agriculture vertueux et équitable.

    Pour les filières 100% Bio

    En aidant à assurer la pérennité des fermes de nos groupements, nous contribuons à consolider les filières et les outils collectifs créés sur l’ensemble du territoire. Le développement d’une bio forte, capable de se renouveler et d’attirer de nouvelles énergies est au cœur de cette démarche commune initiée avec FEVE.

    Date limite de réponse à l’appel à cédants : le 31 décembre 2025
    Prochaine session d’information en ligne : le 27 novembre 2025 entre 12h et 13h
    Présentation de l’Appel à Cédants lors du salon Natexpo Paris – Porte de Versailles, stand H80 « La Maison de la Bio » : le 30 novembre 2025 entre 15h et 16h

  • 2024-2025 : le marché bio redémarre mais les risques persistent

    2024-2025 : le marché bio redémarre mais les risques persistent

    Le SYNABIO et FOREBio publient conjointement une note annuelle de conjoncture, offrant un panorama complet du marché bio en 2024 et intégrant les premiers indicateurs 2025.

    Cette analyse met en lumière les tendances clés et les principaux enjeux pour sécuriser la production et soutenir la croissance de la filière bio en France.

    Consulter la note complète :

    https://www.synabio.com/wp-content/uploads/2025/10/2025-Note-conjoncture-bio.pdf