Forébio a signé aux côtés de la FNAB et du Synabio une lettre ouverte à destination des acteurs de la grande distribution pour les inciter à ré-intégrer les produits bio dans les rayons de leurs magasins afin de redynamiser la demande.
Le président de la République entame son second mandat en affirmant que « ce quinquennat sera écologique ou ne le sera pas ».
Pourtant jusqu’à aujourd’hui le gouvernement a échoué à atteindre les objectifs qu’il s’était fixé en matière de développement de l’agriculture biologique.
Ni l’objectif de 15% de surfaces en Bio au 1er janvier 2022, ni celui de 20% d’aliments bio dans les cantines à la même date n’ont été atteint. La profession agricole biologique attend donc de son nouveau ministre des annonces fortes et rapides pour que la Bio soit à nouveau une priorité politique.
Alors que le Salon International de l’Agriculture a ouvert ses portes, la Maison de la Bio et l’ensemble de ses membres ont décidé de prendre la parole en mettant en avant des mesures phares pour le prochain quinquennat.
Ces interventions nous semblent nécessaires dans un contexte d’évolution de notre modèle alimentaire global.
Dans un récent Communiqué de presse, signé par 16 autres organisations dont la FNAB et le Synabio, ce 17 décembre, le ministre de l'Agriculture est officiellement interpellé pour retirer les données de durabilité de l'outil Agribalyse et pour reporter le calendrier de travail sur l'étiquetage environnemental des produits alimentaires. En effet, la méthode sur laquelle est basée l'outil est l'ACV (Analyse du Cycle de Vie) qui ne prend pas en compte certains paramètres environnementaux essentiels comme la préservation de la biodiversité ou encore l'impact des pesticides sur l'état des sols. In fine des produits biologiques se retrouvent donc avec un Ecoscore beaucoup moins bon que des produits industriels conventionnels dont le rendement à l'ha est excellent. Fort de ce constat, soutenu par l'ITAB, les 17 organisations qui se mobilisent dénoncent le risque d'une communication trompeuse auprès des consommateurs.
Aujourd’hui la réglementation bio européenne autorise, à partir du 1er mai de chaque année, la commercialisation de tomates et autres légumes biologiques issus de serres chauffées. Cela sans obligation d’indication sur le produit lors de la vente en magasin.
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Littéralement cela signifie que quand les consommateurs achètent des tomates bio dès le mois de mai, ils consomment peut-être sans le savoir des tomates bio produites sous serres chauffées, fortement émettrices de gaz à effet de serre (GES).
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Pourtant, les grands principes de l’agriculture biologique historique sont clairs : produire sans intrants chimiques de synthèse en utilisant les fonctionnalités naturelles des variétés cultivées.
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« Mère nature sait y faire, inspirons-nous d’elle ! » pourrait être le leitmotiv des pionniers de la bio.
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A Forébio nous défendons ce modèle agronomique en privilégiant la saisonnalité des espèces. C’est pourquoi nous interdisons à nos producteurs l’utilisation du chauffage des serres.Notre ambition est de limiter notre impact sur l’environnement en réduisant le plus possible nos émissions de GES.
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Soyons donc vigilants quand nous achetons des tomates ou d’autres légumes bio si nous voulons consommer « responsable » !
Communiqué de Presse de Sandrine LE FEUR, 5 Juin 2019
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n"Sachez que nous sommes nombreux, parmi les députés, à s’être emparés du sujet et à avoir interpellé le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation dès le mois de mars."
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Retrouvez ici le contenu du courrier adressé au Ministre.