Cette vidéo a été produite dans le cadre du CASDAR FARINELLI, piloté par la FNAB, l’ITAB et FOREBio, et soutenue financièrement par le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire. Elle présente les recommandations pour l’élevage de porcs mâles non castrés en agriculture biologique.
Merci à la station expérimentale bio INRAE PORGANIC, qui a accueilli le tournage.
Interbev a récemment publié l’observatoire des viandes Bio qui fait le bilan de l’année écoulée sur la production et consommation de viandes Bio.
Quelques chiffres-clés pour l’année 2023 :
En 2023, la production d’animaux biologiques a reculé de 18%, conséquence d’un repli de la consommation de viandes Bio (-17% depuis 2019, tous circuits confondu.
La production de viande bovine affiche une baisse de 14% par rapport à 2022. En cause, la réduction du nombre d’animaux dans les cheptels, des arrêts d’exploitations, ou la réaffectation des bovins bio vers le conventionnel (dans un contexte de prix élevé sur les gros bovins bio allaitants)
Concernant la viande ovine, les abatages ont diminué de 12% malgré une augmentation du cheptel de brebis viande de +3.3%. Le manque de débouchés justifie cet écart avec un flux d’agneaux bio réaffecté au conventionnel.
La viande porcine affiche le plus gros recul, avec une baisse de 23% des abattages versus l’année 2022, conséquence de la baisse de la consommation de viande et charcuterie Bio. Le nombre d’élevages de truies Bio a reculé de 7.6% (deuxième année consécutive de baisse). Comme l’indique le communiqué de presse : « Le marché du porc bio se situe désormais à des niveaux comparables à ceux de 2017/2018, reflétant un retour en arrière dans la croissance de la filière. »
L’ensemble du bilan est disponible dans le Communiqué de Presse :
FOREBIO a participé à deux conférences en septembre (au SPACE et lors de Tech&Bio) visant à présenter les résultats du CASDAR FARINELLI (projet dans lequel BIODIRECT et UNEBIO sont partenaires).
Les nouveaux livrables du projet sont disponibles sur le site Produire Bio :
un guide d’auto-diagnostique à destination des éleveurs et techniciens souhaitant évaluer la faisabilité d’élever des porcs mâles entiers
des fiches avec des recommandations techniques pour l’élevage de porcs
Les premiers résultats concernant la valorisation des porcs mâles entiers sont disponibles auprès d’Antoine Roinsard, et seront diffusés largement à partir de la fin de l’année.
C’est la rentrée, et comme chaque année depuis 4 ans, les producteurs de céréales biologiques craignent de perdre leurs récoltes de sarrasin.
La raison : l’exposition aux herbicides très volatiles comme le prosulfocarbe, 2ème herbicide le plus vendu en France après le glyphosate pour les céréales non bio (pour mieux comprendre, relire notre article de 2021).
La volatilité de ces produits rend impossible de savoir d’où vient la contamination et par conséquent impossible de retracer la responsabilité juridique, laissant les producteurs bio sans solution d’indemnisation avec des récoltes contaminées et donc détruites.
Nous évaluons le manque à gagner pour les producteurs de sarrasin Bio à plus d’un demi-million d’euros !
Aux côtés de la FNAB, nous demandons la création d’un fonds d’indemnisation pour les agriculteurs/trices bio, victimes économiques des contaminations.
Paris, le 26 juillet 2023. FOREBio alerte depuis plusieurs mois les pouvoirs publics sur la situation critique des groupements de producteurs de porc 100% Bio.
Ces derniers mettent tout en œuvre pour relancer la demande (opérations commerciales, partenariats, investissements, etc.). Mais ces mesures et la hausse du coût alimentaire ont engendré des pertes (hors quotas) de 4,21 Mi€ sur 2022 et 4,78 Mi€ au premier semestre 2023, supportées directement par les groupements et les producteurs adhérents.
FOREBio demande que les pouvoirs publics, collectivités, transformateurs et distributeurs accompagnent cet effort sans précédent pour sauver la filière.
Le Comité national de l’Agriculture Biologique (CNAB) a pris acte de la ré-autorisation en Bio de commercialiser sans restriction des légumes issus de serres chauffées en hiver. Cela fait suite à une décision du Conseil d’Etat du 28 juin 2023, qui donne satisfaction à un recours de Légumes de France et FelCoop.
Pour nos producteurs, c’est du bon sens, pas d’utilisation de serres chauffées en Bio !
Afin de ne pas dégrader le bilan carbone de la production de légumes Bio et de miser sur la complémentarité entre régions du Sud et régions du Nord, FOREBio se positionne avec ses partenaires contre la décision du Conseil d’Etat dans un communiqué de presse.
Pour télécharger le communiqué de presse FOREBio – FNAB – SYNABIO – Synadis BIO :
Le Synadis Bio et FOREBio viennent de publier un Communiqué de presse pour faire le bilan de l’année 2020 sur la filière fruits et légumes Bio.
Les effets du confinement se seront faits sentir positivement puisque la consommation a été tirée vers le haut à chaque fois (plus de repas « faits maison ») !
Les magasins spécialisés enregistrent ainsi une croissance globale de +10% tous produits confondus en 2020, tandis que les groupements Fruits & Légumes de Forébio marquent l’année avec +21%. Les raisons d’une telle réussite résident principalement dans la mise en place de contrats pluriannuels, la régionalisation des flux de marchandises et des relations de confiance entre acheteurs et vendeurs.
Cette première publication marque aussi le pas pour le démarrage d’un partenariat plus formalisé avec les groupements de producteurs 100% bio et le réseau de magasins spécialisés.
En Décembre nous publiions notre Manifeste "pour un projet alimentaire bio équilibré et respectueux des Hommes et de la Terre", document rassemblant l'ensemble des valeurs que nous portons à Forébio.
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Afin d'illustrer pour concrètement ce que cela signifie nous avons créé des infographies sur chaque filière; la première concerne les fruits et légumes et les engagements collectifs de nos cinq groupements. Venez la découvrir ici:
Nous faisons le point sur la façon dont le marché de la viande bio a évolué ces dernières années et comment nos groupements ont réussi à s'adapter malgré une demande qui progressait moins vite. Les témoignages des professionnels mettent en lumière leurs motivations et les mesures mises en place pour valoriser la viande dans tous les circuits de distribution.
Aujourd’hui la réglementation bio européenne autorise, à partir du 1er mai de chaque année, la commercialisation de tomates et autres légumes biologiques issus de serres chauffées. Cela sans obligation d’indication sur le produit lors de la vente en magasin.
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Littéralement cela signifie que quand les consommateurs achètent des tomates bio dès le mois de mai, ils consomment peut-être sans le savoir des tomates bio produites sous serres chauffées, fortement émettrices de gaz à effet de serre (GES).
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Pourtant, les grands principes de l’agriculture biologique historique sont clairs : produire sans intrants chimiques de synthèse en utilisant les fonctionnalités naturelles des variétés cultivées.
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« Mère nature sait y faire, inspirons-nous d’elle ! » pourrait être le leitmotiv des pionniers de la bio.
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A Forébio nous défendons ce modèle agronomique en privilégiant la saisonnalité des espèces. C’est pourquoi nous interdisons à nos producteurs l’utilisation du chauffage des serres.Notre ambition est de limiter notre impact sur l’environnement en réduisant le plus possible nos émissions de GES.
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Soyons donc vigilants quand nous achetons des tomates ou d’autres légumes bio si nous voulons consommer « responsable » !