Après deux ans et demi d'existence, la fédération a senti la nécessité de réaffirmer les valeurs qui l'animent au travers de ce document cadre, partagé par l'ensemble de ses adhérents. Une bio plus exigeante que la réglementation en vigueur, des relations commerciales équitables et l'interdépendance des filières animales et végétales constituent le coeur de notre projet de développement. Les pionniers de la bio l'affirment aujourd'hui: la bio ne peut plus se limiter à un simple cahier des charges, il faut aller plus loin dans nos exigences, répondre à d'autres problématiques sociétales et environnementales pour répondre aux attentes des consommateurs de demain et aux enjeux qui nous attendent.
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Ensemble et accompagné de nos partenaires nous espérons parvenir à un modèle de société plus équilibré, respectueux des hommes et de la terre.
Nous faisons le point sur la façon dont le marché de la viande bio a évolué ces dernières années et comment nos groupements ont réussi à s'adapter malgré une demande qui progressait moins vite. Les témoignages des professionnels mettent en lumière leurs motivations et les mesures mises en place pour valoriser la viande dans tous les circuits de distribution.
Toutes les espèces sont touchées par ces mauvais résultats. Les professionnels devront s'adapter en conséquence : on fait le point sur les impacts de cette récolte sur les filières et les élevages bio.
Aujourd’hui la réglementation bio européenne autorise, à partir du 1er mai de chaque année, la commercialisation de tomates et autres légumes biologiques issus de serres chauffées. Cela sans obligation d’indication sur le produit lors de la vente en magasin.
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Littéralement cela signifie que quand les consommateurs achètent des tomates bio dès le mois de mai, ils consomment peut-être sans le savoir des tomates bio produites sous serres chauffées, fortement émettrices de gaz à effet de serre (GES).
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Pourtant, les grands principes de l’agriculture biologique historique sont clairs : produire sans intrants chimiques de synthèse en utilisant les fonctionnalités naturelles des variétés cultivées.
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« Mère nature sait y faire, inspirons-nous d’elle ! » pourrait être le leitmotiv des pionniers de la bio.
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A Forébio nous défendons ce modèle agronomique en privilégiant la saisonnalité des espèces. C’est pourquoi nous interdisons à nos producteurs l’utilisation du chauffage des serres.Notre ambition est de limiter notre impact sur l’environnement en réduisant le plus possible nos émissions de GES.
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Soyons donc vigilants quand nous achetons des tomates ou d’autres légumes bio si nous voulons consommer « responsable » !
Le nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique pourrait entrer finalement en vigueur au 1er janvier 2022 avec un an de retard. La Commission européenne semble en effet décidée à décaler son application à la demande des États membres, du Parlement européen, des pays tiers et d’autres parties prenantes. Raison évoquée : « afin d’assurer une transition harmonieuse entre la législation actuelle et future et de permettre que le secteur et les États membres soient totalement prêts à appliquer les nouvelles règles ». La crise du coronavirus a en effet ralenti les travaux de préparation du droit dérivé dans tous les États membres. « Ce report laissera suffisamment de temps pour mener à bien les consultations approfondies et le contrôle législatif nécessaires », précise la Commission.
De plus, la Commission souhaite préparer un nouveau plan d’actions en faveur de l’agriculture biologique, dans le cadre de sa stratégie « de la ferme à la fourchette » présentée en mai dernier. L’Europe ambitionne d’atteindre 25 % de terres cultivées en bio d’ici 2030 contre 8 % aujourd’hui. A cette fin, elle compte mettre en place un « cadre politique et juridique adéquat ». Elle lance par conséquent une consultation publique jusqu’au 27 novembre prochain pour recueillir, à travers un questionnaire, l’avis des citoyens, des autorités nationales et des parties prenantes concernées sur le projet de plan. Le nouveau plan d’actions devrait voir le jour en janvier 2021.
En tant qu’adhérent de Forébio et Président de l'Union des Fermes Bio, Claude Choux a fait forte impression lors des Assises de la bio le 14 novembre dernier à Paris. Participant à la table ronde sur les avancées de la loi EGALIM, Claude a souhaité rappeler quelques principes essentiels partagés par les membres de la fédération :
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– L’importance d'opter pour une approche des coûts de production sur une rotation et non pas sur une culture donnée, pour tenir compte des contraintes agronomiques auxquelles font face les producteurs bio ;
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– Tendre vers une bio audacieuse qui prenne en compte les volets sociaux (le partage plutôt que le côté égoïste), sociétaux, environnementaux et pas simplement se contenter de pratiques conventionnelles sans pesticides. Cela fait écho au discours de la FNAB qui voudrait voir s’adosser le Commerce Equitable à la bio de demain ;
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– Répartir les impacts des aléas climatiques tout au long des filières et ne pas laisser les producteurs seuls à assumer ;
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– Déformater les nouveaux arrivants sur le secteur des mauvaises habitudes du conventionnel et penser à la logique du système en bio. Changer de paradigme, le prix est haut dans l’inconscient collectif, mais de quel prix parle-t-on ? Ne pas succomber à la tentation de la baisse des prix ; des à-coups dans les filières il y en a (l’exemple du lait), mais la question n’est pas de baisser les prix, mais plutôt celle des conversions sur la durée, pour continuer à avoir du lait bio demain;
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– Encourager de façon intelligente et structurante les conversions en les conditionnant à la mise en place de contrats de commercialisation derrière;
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– Que la loi encadre la "cupidité du système économique" actuel notamment via la mise en place de contrôles réguliers.
Avec le développement des élevages bio, en cet automne 2019, le marché français a de quoi s’approvisionner, en viandes issus des bovins, ovins et porcins.
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On peut même dire en viandes de porcs bio, par-exemple, que s’approvisionner largement en jambon bio hors de France pour des salaisonniers, n’est pas dans la logique du développement de la bio des plans de filières et autre plan ambition bio. Les éleveurs de Forébio se sont emparés du dossier et vont communiquer sur les réseaux sociaux.
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Ayez le réflexe de vérifier, quand vous achetez du jambon bio, qu'il est élevé et produit en France, c’est bon pour le local, c’est bon pour vous et c’est bon pour nous !
nLe Synabio a lancé sa campagne "tout sur la bio" soulevant des questions fondamentales autour de l'agriculture biologique, Forebio tente y répond avec sa propre vision
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La majorité des adhérents Forébio sont engagés dans des démarches équitables se manifestant à toutes les étapes des filières: plus de transparence sur les pratiques agricoles, des prix stables et durables pour les producteurs… Par leur mobilisation ils montrent qu'ils veulent aller plus loin et valoriser des pratiques saines pour tous.
Le réseau LPBF, composé de groupements 100% bio tels que Unebio et Biodirect, et animé aujourd'hui par Forébio, et l'enseigne U ont signé ce 22 octobre un nouveau contrat pluriannuel à l'occasion du salon Natexpo.
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Les engagements pris par U enseigne confortent des valeurs déjà portées ensemble depuis près de 10 ans, construction et prix à la production sur un cochon équilibré, rencontres pluriannuelles pour faire le point sur les progrès de la filière. Avec ce nouveau contrat, un cahier des charges de production vient compléter les valeurs; sont concernés, le respect du bien-être animal, la mise en oeuvre du système tout paille, l'équilibre matière renforcé et l'autonomie en protéines des élevages. Via ce contrat il s'agit de mieux répondre aux attentes des consommateurs avec un label bio fort et rassurant, et des produits bio provenant des TPE et PME, qui prennent la place de produits des entreprises industrielles, délaissés par les consommateurs. Rapprocher les différents métiers au sein des magasins U fait également partie des défis de demain, dans un cadre gagnant pour tous.
Nourries à la l'herbe 250 jours par an, les vaches Biolait représentent une véritable ressource pour l'écosystème. Elles interagissent avec les sols et sont à l'origine de nombreux bienfaits pour le climat, l'air l'eau, la biodiversité et les paysages.