Catégorie : Actualité FOREBio

  • Règlement bio : révision limitée annoncée par la Commission européenne

    Règlement bio : révision limitée annoncée par la Commission européenne

    Le 16 décembre 2025, la Commission européenne a proposé neuf modifications dans le règlement (UE) n° 2018/848 sur l’agriculture biologique. Si la feuille de route de la Commission réaffirme les bénéfices de la Bio pour l’UE, certaines mesures nous inquiètent.

    Chez FOREBio, nous nous félicitons que la Commission mette en avant les atouts de la Bio pour l’ensemble du territoire européen.

    En effet, la déclaration mentionne que :

    « L’agriculture biologique est un élément clé de la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne, qui contribue à la résilience, à l’autonomie stratégique et à la cohésion territoriale de l’Union. »

    De même, le texte stipule :

    « l’agriculture biologique encourage l’utilisation responsable de l’énergie et des ressources naturelles, la préservation des équilibres écologiques régionaux, l’amélioration de la fertilité des sols, le maintien de la qualité de l’eau, la richesse de la biodiversité et des normes élevées en matière de bien-être animal. »

    Au-delà d’allègements administratifs bienvenus, FOREBio s’oppose aux dispositions prévues pour la production de volailles.

    La révision prévoit en effet deux mesures qui font peser un fort risque sur l’image de la production de volailles de chair bio :

    • la limitation de l’accès à l’extérieur pour les jeunes volailles ;
    • la suppression du seuil maximal de 1 600 m² pour les bâtiments de volailles de chair.

    Ces propositions tendent à intensifier la production, en favorisant des élevages toujours plus gros donc plus standardisés. Cela nous paraît aller à l’encontre des principes d’un élevage durable et du maintien de conditions favorables au bien-être animal.

    Les prochaines étapes

    • Le 26 janvier 2026 : réunion du Conseil européen des Ministres de l’agriculture
    • D’ici fin juin : position du Conseil de l’UE (présidence chypriote) 
    • De juin à décembre : trilogue CE / Conseil de l’UE / Parlement UE
    • D’ici le 31/12 : adoption du texte

    En parallèle, FOREBio continue son travail de veille et de proposition pour améliorer certaines dispositions du guide de lecture français et des actes secondaires, afin de garantir l’exigence et la cohérence du cahier des charges de l’agriculture biologique.

  • PORGANIC : le dispositif expérimental porcin biologique de l’INRAe revient sur 5 ans de résultats

    PORGANIC : le dispositif expérimental porcin biologique de l’INRAe revient sur 5 ans de résultats

    Le 16 décembre 2025, Antoine Roinsard, délégué général de FOREBio ainsi que des éveleurs et collaborateurs de Bretagne Viande Bio, Bio Direct, Le Pré Vert et UNEBIO se sont rendus à Rouillé (86) pour une visite de la station PORGANIC de l’INRAE.

    Un élevage de naisseurs-engraisseurs bio piloté par l’INRAe : le premier en France

    Le dispositif PORGANIC est né d’un constat simple : en 2020, seulement 2% des truies françaises étaient élevées selon le mode de production biologique. Et la demande, elle, était croissante. De nombreux freins scientifiques et techniques ont été identifiés. Ce qui a conduit l’INRAe à proposer une expérimentation grandeur nature pour aider les éleveurs.

    Cette dernière porte sur :

    • la génétique ;
    • la reproduction ;
    • l’alimentation ;
    • la santé ;
    • le comportement et ;
    • le bien-être des porcs.

    L’élevage naisseur-engraisseur compte 48 truies. Leur suite, les cochettes, sont élevées sur la station, comme c’est le cas dans les élevages commerciaux. L’intégralité des porcelets est engraissée sur place, et les mâles ne sont pas castrés.

    L’élevage est réalisé en bâtiments avec accès à des courettes. Il comprend aussi 2 maternités de 12 places, conduites en 4 bandes, un bâtiment « gestantes en groupe » et un atelier d’engraissement avec 480 places. Les porcelets en post-sevrage sont élevés dans le bâtiment engraissement. L’aliment est acheté à un fabricant d’aliment de la région.

    PORGANIC 5 ans après : les observations et les résultats

    C’est Stéphane Ferchaud, ingénieur de recherche responsable du site, qui a présenté le bilan de ces cinq années d’étude. Il a insisté sur la conduite de la reproduction, les choix génétiques et l’élevage des porcs mâles non castrés.

    Le groupe a ensuite visité le site. L’aménagement des bâtiments a suscité questions et discussions.

    Nous retiendrons :

    • La luminosité et le confort des maternités avec accès courette (couvertes) ;
    • La simplicité et l’efficacité du bâtiment d’engraissement, avec notamment les cases PS dotées d’un abri amovible très fonctionnel (pas de bâtiment dédié pour les PS) ;
    • Le bâtiment « gestantes » mené en groupe dynamique (des truies de différentes bandes sont intégrées au groupe après sevrage) avec une très bonne ambiance dans le bâtiment.
    • Un système simple et peu coûteux qui peut offrir des perspectives pertinentes pour les éleveurs ayant des aménagements à réaliser dans les années qui viennent.

    Pour accéder à l’ensemble des résultats présentés, merci de télécharger le livret ci-dessous.

    Merci aux adhérents FOREBio qui ont tous répondu présents, ainsi que leurs éleveurs et collègues qui ont fait le déplacement ! Enfin un grand merci à Stephane Ferchaud et Charline Niort d’INRAe pour leur accueil.

  • Aide alimentaire : FOREBio signe une convention de partenariat avec le Réseau Cocagne

    Aide alimentaire : FOREBio signe une convention de partenariat avec le Réseau Cocagne

    Le 1er décembre 2025, les présidents de FOREBio et du Réseau Cocagne se sont retrouvés au salon Natexpo pour sceller officiellement un partenariat entre les deux réseaux. Le but : mettre en relation les Jardins de Cocagne, en région, et les groupements de producteurs 100% Bio pour fournir l’aide alimentaire en produits frais de qualité.

    En 2023, le gouvernement a mis en place un fonds pour une alimentation durable à travers le programme « Mieux Manger Pour Tous ». Son but ? Lutter contre la précarité alimentaire et offrir une aide alimentaire en fruits, légumes, légumineuses et produits sous labels de qualité.

    Dans ce cadre, le Réseau Cocagne a contacté FOREBio pour multiplier localement les partenariats entre les Jardins de Cocagne et les groupements adhérents. Il sera possible ainsi aux Jardins de compléter leur offre de fruits et légumes, selon les besoins, avec des produits issus des groupements.

    Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse détaillant les opérations prévues dans ce partenariat.

  • Le Champ du Possible : nouvel adhérent FOREBio

    Le Champ du Possible : nouvel adhérent FOREBio

    En cette fin d’année 2025, nous sommes heureux d’accueillir un nouvel adhérents au sein de FOREBio : la SAS « Le Champ du Possible »

    Un groupement d’éleveurs qui cultivent des légumes

    Né en 2016 sous forme de SAS, le groupement de dix éleveurs situés entre la Vendée et les Deux Sèvres a entrepris de développer une filière végétale locale en intégrant des légumes de plein champ dans leurs rotations.

    Sur les 1100 ha que comptent leur ferme, 40 sont consacrés à la culture de légumes de plein champ : pommes de terre, carottes, oignons, courges et salades.

    Leur production atteint 1000 t chaque année, commercialisées sur le territoire Vendée-Deux Sèvres.

    Leurs clients sont diversifiés, de la restauration collective aux magasins spécialisées, en passant par la GMS.

    La Champ du Possible : carte d’identité

    Statut juridique : SAS

    Date de création : 2016

    Nombre d’adhérents : 10 fermes

    Président : Jonathan BERSON

    Coordonnées : voir leur fiche détaillée

  • Natexpo 2025 : bilan positif pour FOREBio et ses adhérents présents

    Natexpo 2025 : bilan positif pour FOREBio et ses adhérents présents

    Les 30 novembre et 1er et 2 décembre 2025, s’est tenu à Paris Porte de Versailles le salon annuel du secteur bio, Natexpo. FOREBio était présente sur le stand collectif de La Maison De la Bio, aux côtés du Synabio et de BioED. Retour sur cette édition riche en échanges et en prises de contact.

    Des dégustations et rencontres prévues

    Dimanche midi, nous avons organisé notre traditionnelle dégustation de produits issus des groupements (légumes, fruits, viandes, charcuteries, etc.). Les produits ont été récupérés le matin même et cuisinés sur place par le chef Amédé Vicet.

    Lundi midi, nous avons réitéré l’opération, en partenariat avec Bio Cohérence, pour une présentation du label et de ses produits.

    Ces moments conviviaux ont permis d’attirer les visiteurs et de créer des échanges fructueux.

    Nous avions également prévu deux temps forts avec deux partenaires.

    • La présentation de l’Appel à Cédants FOREBio/Fermes en Vie en présence de Simon Bestel, cofondateur de la foncière. Cet évènement a réuni une douzaine de personnes et a suscité de nombreuses questions et discussions autour du sujet de la transmission des fermes bio.
    • La signature de la convention de partenariat avec le Réseau Cocagne pour créer des liens plus étroits, en région, entre les groupements et les Jardins de Cocagne. Tout ceci dans le but de fournir l’aide alimentaire en produits bio, locaux de qualité.
    Natexpo 2025 - FOREBio
    Crédits photo : FOREBio

    De nombreux échanges et réunions informels

    Cette édition a également été l’occasion de discuter à bâtons rompus avec nos adhérents présents sur un stand : Uni-Vert, Bio Centre Loire, Le Pré Vert, Bio Direct et Norabio et ceux représentés : BioBreizh, Biolait, Les Fermes de Chassagne.

    Ils ont aussi pris le temps d’échanger entre eux sur les problématiques actuelles du secteur : « nouveaux OGM », politiques de soutien à la bio, renouvellement des générations d’agriculteurs 100% Bio, etc.

    Nous avons aussi retrouvé nos partenaires de La Maison de la Bio pour confronter nos idées sur l’avenir de l’agriculture bio.

    Encore une édition bouillonnante qui nous confirme la nécessité du travail que nous menons au sein de FOREBio. Pour le soutien des filières 100% Bio. Pour une Bio exigeante, cohérence et équitable. Et pour renforcer la coopération entre tous les acteurs du secteur.

  • Fermes 100% Bio cherchent repreneurs : FOREBio et Feve s’associent pour les aider

    Fermes 100% Bio cherchent repreneurs : FOREBio et Feve s’associent pour les aider

    Suite à notre Assemblée générale en avril dernier, les administrateurs et membres présents ont décidé de se saisir du sujet de la transmission des fermes 100% Bio. Des discussions ont alors débuté avec différentes structures, dont Fermes en Vie. Et aujourd’hui, nous sommes fiers de lancer « l’appel à cédants » FEVE X FOREBio.

    Fermes En ViE, une foncière agricole et solidaire basée sur l’agroécologie

    FEVE est une foncière solidaire qui finance l’acquisition de fermes grâce à l’épargne citoyenne. Les agriculteurs et agricultrices s’installent en location avec option d’achat. Les projets financés sont agroécologiques. Et depuis 2020, l’initiative a permis :

    • la reprise de 41 fermes ;
    • l’installation de 61 agricultrices et agriculteurs ;
    • la conversion ou le maintien de 2582 ha en AB ;
    • une levée de fonds de 40,5 millions d’euros.

    FEVE dispose également d’une plateforme gratuite, La Grange, qui regroupe des ressources et outils autour du parcours d’installation. Elle est accessible à tous les porteur·ses de projet sur simple inscription. C’est notamment sur cet espace que se retrouveront les annonces des fermes des adhérents des groupements FOREBio sélectionnés lors de notre « appel à cédants ».

    L’appel à cédants, un outil de connexion entre agriculteurs sur le départ et candidats à l’installation

    L’appel à cédants s’adresse à tous les exploitants engagés dans un groupement adhérent à FOREBio qui envisagent de transmettre leur ferme dans les mois ou les années à venir.

    La démarche est volontairement simple et sans engagement. Il suffit de :

    1. Remplir un court formulaire en ligne sur la page dédiée,
    2. Qui sera étudié par l’équipe de FEVE. Celle-ci analyse les caractéristiques de la ferme et son adéquation avec les projets de reprise accompagnés.
    3. L’agriculteur recevra un retour personnalisé, si la ferme correspond aux critères de la foncière.

    Aucun frais n’est demandé aux cédants : l’objectif est de favoriser le passage de relais dans les meilleures conditions possibles, tout en maintenant la vocation biologique de la ferme.

    ▶️ Déposer un dossier sur la page de l’appel à cédants

    Les fermes 100% Bio à transmettre, à la croisée de plusieurs enjeux décisifs

    Le renouvellement des générations doit s’opérer et les fermes 100% Bio doivent le plus possible le rester. Pour FOREBio, l’enjeu est triple.

    Pour les agriculteurs

    Nous souhaitons aider les producteurs de nos groupements à préparer l’arrêt de leur activité le plus sereinement possible. Ils transmettent un outil fonctionnel, représentant souvent le fruit du travail de toute une vie. Cette étape est loin d’être anodine. Elle s’apparente parfois au parcours du combattant. Le dispositif proposé vise à donner un coup de pouce en créant des contacts qualifiés pour la reprise de la ferme.

    Pour les futurs repreneurs

    Nous y voyons aussi l’occasion de sensibiliser les candidats à l’intérêt des filières organisées 100% BIO. S’installer dans ce cadre revêt de nombreux atouts, complémentaires de démarches de commercialisation en vente directe :

    • Rejoindre un collectif permet de profiter de l’expérience de ses pairs, d’être accompagné techniquement et de bénéficier des outils mis en place par le groupement ;
    • Reprendre une ferme adhérente d’un groupement permet de sécuriser une grande partie de ses débouchés et d’accéder à des prix justes définis en commun ;
    • S’engager dans un projet agricole 100% Bio, c’est aussi participer à une dynamique de territoire et défendre un modèle d’agriculture vertueux et équitable.

    Pour les filières 100% Bio

    En aidant à assurer la pérennité des fermes de nos groupements, nous contribuons à consolider les filières et les outils collectifs créés sur l’ensemble du territoire. Le développement d’une bio forte, capable de se renouveler et d’attirer de nouvelles énergies est au cœur de cette démarche commune initiée avec FEVE.

    Date limite de réponse à l’appel à cédants : le 31 décembre 2025
    Prochaine session d’information en ligne : le 27 novembre 2025 entre 12h et 13h
    Présentation de l’Appel à Cédants lors du salon Natexpo Paris – Porte de Versailles, stand H80 « La Maison de la Bio » : le 30 novembre 2025 entre 15h et 16h

  • 2024-2025 : le marché bio redémarre mais les risques persistent

    2024-2025 : le marché bio redémarre mais les risques persistent

    Le SYNABIO et FOREBio publient conjointement une note annuelle de conjoncture, offrant un panorama complet du marché bio en 2024 et intégrant les premiers indicateurs 2025.

    Cette analyse met en lumière les tendances clés et les principaux enjeux pour sécuriser la production et soutenir la croissance de la filière bio en France.

    Consulter la note complète :

    https://www.synabio.com/wp-content/uploads/2025/10/2025-Note-conjoncture-bio.pdf

  • Loi Duplomb : pourquoi l’agriculture biologique fait partie de la solution.

    Loi Duplomb : pourquoi l’agriculture biologique fait partie de la solution.

    2 millions de signatures contre la loi Duplomb : un signal fort pour changer de cap politique sur la Bio

    Le 4 août dernier, plus de 250 professionnels du secteur bio ont signé une tribune parue dans le journal Les Échos, en réponse au succès citoyen de la pétition contre la loi Duplomb.

    Extrait :

    « 2 millions de signatures en quelques jours : jamais une pétition citoyenne n’avait rencontré un tel succès sur la plateforme officielle de l’Assemblée nationale. Ce raz-de-marée populaire reflète une exigence claire des citoyens : tendre vers une alimentation n’ayant pas recours à des pesticides chimiques.

    Cette solution existe déjà, elle porte un nom : l’Agriculture Biologique.

    C’est le seul label public garantissant la non-utilisation de pesticides chimiques de synthèse. […]

    Nous sommes à la croisée des chemins.

    C’est maintenant qu’il faut soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur : des agriculteurs, en accompagnant la transition et les fermes déjà engagées, jusqu’aux acteurs de la transformation et de la distribution, qui innovent et investissent pour rendre la Bio plus accessible et répondre à la demande croissante d’aliments plus responsables.

    Les signaux politiques récents vont malheureusement dans le sens contraire. Les arbitrages français dans la Politique agricole commune n’ont pas reflété l’urgence ni le besoin d’un soutien renforcé à la Bio : moins de 1 % des aides PAC en France sont aujourd’hui consacrées à l’agriculture biologique. La menace de suppression de l’Agence Bio, alors même que la ministre de l’Agriculture martèle son attachement à la filière, apparaît comme un contre-signal inquiétant. Affaiblir cet organisme pivot de structuration et de promotion de la Bio va à rebours de la volonté exprimée par les citoyens de voir reculer les pesticides dans leur quotidien. […]

    Un changement de cap est donc indispensable.

    La France doit prendre un vrai virage, politique et structurel, pour permettre un vrai développement de la bio au bénéfice de l’environnement et de la santé de tous.

    2 millions de signataires de la pétition contre la loi Duplomb ont envoyé un message fort. Ce signal démocratique appelle désormais des actes. Nous, acteurs économiques engagés pour une agriculture respectueuse du vivant, appelons les pouvoirs publics à changer de cap, et à faire de la Bio la boussole d’une politique publique enfin alignée avec les défis du siècle.

    Nous sommes prêts. »

    Premiers signataires : Dirigeant.e.s d’entreprises et têtes de réseaux (président.e.s des organisations bio)

    1. Aude Sivel, présidente de la Maison de la Bio et gérante de Natura Bio
    2. Damien Sineau, président de Cosmebio et fondateur d’Alphanova Santé 
    3. Didier Perréol, président du Synabio, président de l’ITAB et vice président de Compagnie Léa Nature
    4. Julien Bourgeois, président de Forebio
    5. Cyrille Moulin, président de Bio Equitable en France
    6. Guy Deberdt, président de Biopartenaire et directeur général de Kaoka 
    7. Loeiz Lanneshoa, président de Bio Cohérence
    8. Fanny Lemaire, présidente d’Interbio Pays de la Loire
    9. France Bedouin, présidente du Cluster Bio Auvergne Rhône Alpes
    10. Julien Franclet, président de Sud Vin Bio
    11. Gilles Simonneaux, président du Réseau Manger Bio

    Retrouvez l’article ici : « Face à la mobilisation contre la loi Duplomb, l’agriculture biologique est une réponse concrète et éprouvée »

  • Suppression de l’Agence Bio : un rapport sénatorial remet le sujet sur la table

    Suppression de l’Agence Bio : un rapport sénatorial remet le sujet sur la table

    Communiqué de presse La Maison de la Bio

    Paris, 7/7/2025 – La Maison de la Bio et ses membres alertent sur les conséquences potentiellement désastreuses de la proposition de la sénatrice Christine Lavarde, rapporteure LR de la commission d’enquête du Sénat sur les agences, visant à supprimer l’Agence Bio en réintégrant ses missions au sein du ministère de l’Agriculture.

    Alors que la filière biologique amorce une reprise confirmée en 2025, cette recommandation fait peser une lourde incertitude sur l’unique opérateur public 100 % dédié à l’agriculture biologique. Elle intervient dans un contexte où l’État est déjà très en retard sur ses propres objectifs – 21 % de surfaces agricoles en bio, 20 % de bio dans les cantines – et alors que les crédits alloués aux filières Bio ont été massivement réduits ces derniers mois.

    L’Agence Bio : un acteur essentiel pour la visibilité et la structuration de nos filières

    L’Agence Bio n’est pas une simple « coquille ». C’est le seul espace piloté par l’État réunissant
    l’ensemble des professionnels du secteur bio – producteurs, transformateurs, distributeurs – et les pouvoirs publics et un outil indispensable de lisibilité de l’action publique pour les citoyens. Dans un marché où la bio représente 12 milliards d’euros, et où la part de consommation des ménages doit encore progresser (6 % du panier alimentaire), la pédagogie et la valorisation de la bio sont plus nécessaires que jamais.

    Un mauvais signal à l’heure des nécessaires transitions écologiques

    Nous rappelons que les professionnels du secteur bio construisent chaque jour, sur le terrain, une souveraineté alimentaire française sans pesticides de synthèse, sans OGM et sans engrais fossiles. Les affaiblir au moment où leur modèle commence à reprendre des couleurs serait un non-sens stratégique et écologique.


    Nous appelons donc les pouvoirs publics à renoncer à cette proposition dangereuse, à renforcer les moyens de l’Agence Bio, et à faire des acteurs du bio les partenaires incontournables de la transition agricole et alimentaire.

    Télécharger le communiqué de presse :

  • Plan Stratégique National : les moyens annoncés ne sont pas à la hauteur des défis actuels

    Plan Stratégique National : les moyens annoncés ne sont pas à la hauteur des défis actuels

    Le 1er juillet, la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a annoncé ses arbitrages concernant les crédits européens non utilisés sur la période 2023/2024.

    Alors que la consommation montre des signes encourageants de reprise, les fonds qui auraient pu soutenir la Bio ne sont pas mobilisés à la hauteur des demandes portées par les professionnels et FOREBio.

    Nos demandes partiellement entendues

    Les organisations professionnelles BIO demandaient une revalorisation de l’éco-régime à 145€/ha pour les producteurs bio. Le ministère annonce seulement 110 €/ha.

    La revalorisation du crédit d’impôts pour les producteurs bio n’a pas été actée.
    En revanche, le ministère a répondu à nos demandes en créant un Programme Opérationnel pour la filière “lait bio”, particulièrement touchée durant la crise des dernières années.

    Demandes à moitié satisfaites car nous souhaitions un soutien à hauteur de 15 millions d’euros par an. La ministre, Annie Genevard, a annoncé une enveloppe de 5 millions d’euros pour 2026 et de 7 millions pour 2027. Nous espérons que cette avancée ouvrira la porte à la mise à disposition de Programmes Opérationnels pour d’autres filières biologiques.

    Le compte n’y est donc pas

    Résultat : moins de 1 % des aides PAC sont désormais dédiées à la bio, d’après le calcul de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB). Ce que nous regrettons fortement.

    Pour finir, l’Agence BIO a reçu la confirmation officielle de la suppression d’une grande partie de ses crédits de communication ainsi que de la baisse drastique du fonds Avenir Bio.

    À l’heure où la loi Duplomb est également passée en Commission Mixte Paritaire et réautorise certains néonicotinoïdes, nous avons le sentiment que le développement de l’agriculture biologique n’est plus une priorité dans notre pays.

    Rappelons ici que :
    > La Stratégie nationale de l’alimentation, de la nutrition et du climat (Snanc) fixe l’objectif de 12 % de consommation de produits bio en 2030.
    > Le PSN fixe, lui, 18% de surfaces bio à horizon 2027 et 21% en 2023.

    Nous, représentants des organisations économiques des producteurs 100% bio, comme nos partenaires du secteur bio, avons toujours eu la volonté d’atteindre ces objectifs. Les moyens doivent être à la hauteur des enjeux affichés.