Après deux ans et demi d'existence, la fédération a senti la nécessité de réaffirmer les valeurs qui l'animent au travers de ce document cadre, partagé par l'ensemble de ses adhérents. Une bio plus exigeante que la réglementation en vigueur, des relations commerciales équitables et l'interdépendance des filières animales et végétales constituent le coeur de notre projet de développement. Les pionniers de la bio l'affirment aujourd'hui: la bio ne peut plus se limiter à un simple cahier des charges, il faut aller plus loin dans nos exigences, répondre à d'autres problématiques sociétales et environnementales pour répondre aux attentes des consommateurs de demain et aux enjeux qui nous attendent.
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Ensemble et accompagné de nos partenaires nous espérons parvenir à un modèle de société plus équilibré, respectueux des hommes et de la terre.
Nous faisons le point sur la façon dont le marché de la viande bio a évolué ces dernières années et comment nos groupements ont réussi à s'adapter malgré une demande qui progressait moins vite. Les témoignages des professionnels mettent en lumière leurs motivations et les mesures mises en place pour valoriser la viande dans tous les circuits de distribution.
Toutes les espèces sont touchées par ces mauvais résultats. Les professionnels devront s'adapter en conséquence : on fait le point sur les impacts de cette récolte sur les filières et les élevages bio.
Aujourd’hui la réglementation bio européenne autorise, à partir du 1er mai de chaque année, la commercialisation de tomates et autres légumes biologiques issus de serres chauffées. Cela sans obligation d’indication sur le produit lors de la vente en magasin.
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Littéralement cela signifie que quand les consommateurs achètent des tomates bio dès le mois de mai, ils consomment peut-être sans le savoir des tomates bio produites sous serres chauffées, fortement émettrices de gaz à effet de serre (GES).
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Pourtant, les grands principes de l’agriculture biologique historique sont clairs : produire sans intrants chimiques de synthèse en utilisant les fonctionnalités naturelles des variétés cultivées.
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« Mère nature sait y faire, inspirons-nous d’elle ! » pourrait être le leitmotiv des pionniers de la bio.
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A Forébio nous défendons ce modèle agronomique en privilégiant la saisonnalité des espèces. C’est pourquoi nous interdisons à nos producteurs l’utilisation du chauffage des serres.Notre ambition est de limiter notre impact sur l’environnement en réduisant le plus possible nos émissions de GES.
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Soyons donc vigilants quand nous achetons des tomates ou d’autres légumes bio si nous voulons consommer « responsable » !
Le 15 septembre dernier à l’occasion de son AG, les adhérents de Bio Direct ont voté avec une large majorité leur projet d’adhésion au label Bio Cohérence. Rappelons-le, Bio Cohérence est une marque française de filière portée par des producteurs, des transformateurs, des distributeurs et des consommateurs. Elle garantit des produits bios répondant à des critères exigeants: une production d’animaux élevés dans le respect le plus strict du bien-être animal, pas de caillebotis, nourris avec des céréales françaises, sur une ferme ayant au moins 50% d’autonomie alimentaire, avec une limitation de la taille des élevages, des fermes 100 % bio…
Les paroles d’Antoine Foret, Président du groupement, et administrateur Forébio :
« Pour moi l’agriculture ne s’arrête pas à un cahier des charges sur une seule production présente sur l’exploitation, le travail sur les fermes et plus complexe, il nous faut travailler sur une ferme dans sa globalité, le lien au sol, l’autonomie tout en assurant le bien-être de nos animaux et pour arriver à cela il faut y être tous les jours. C’est pourquoi chez Bio Direct ça fait déjà plus de 10 ans que nous avons mis en place un cahier des charges rempli de bon sens, et sécurisant pour les éleveurs, en lien avec nos valeurs d’une bio cohérente.Nous tenions déjà une grille d’audit interne pour chaque ferme du groupement que nos clients pouvaient consulter.Aujourd’hui, le constat de l’arrivée massive des coop conventionnelles et de nouveaux acteurs, qui se mettent au bio en se contentant du cahier des charges européen minimaliste, montre que tout le monde cherche à se démarquer. Chaque groupement y va de son cahier des charges ou de sa charte, mettant en place une communication forte, malheureusement souvent loin de la réalité. Or c’est facile d’annoncer quand il n’y a pas de contrôle externe.Avec ce marché du porc bio qui évolue nous avons vite compris que nous devions faire valider nos pratiques vertueuses; chez Bio Direct nous sommes déjà sur ce chemin. C’est pourquoi 92.3 % de nos éleveurs sont pour l’adhésion à la marque Bio Cohérence, elle va nous permettre d’afficher nos pratiques et de les rendre encore plus officielles. »
Le nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique pourrait entrer finalement en vigueur au 1er janvier 2022 avec un an de retard. La Commission européenne semble en effet décidée à décaler son application à la demande des États membres, du Parlement européen, des pays tiers et d’autres parties prenantes. Raison évoquée : « afin d’assurer une transition harmonieuse entre la législation actuelle et future et de permettre que le secteur et les États membres soient totalement prêts à appliquer les nouvelles règles ». La crise du coronavirus a en effet ralenti les travaux de préparation du droit dérivé dans tous les États membres. « Ce report laissera suffisamment de temps pour mener à bien les consultations approfondies et le contrôle législatif nécessaires », précise la Commission.
De plus, la Commission souhaite préparer un nouveau plan d’actions en faveur de l’agriculture biologique, dans le cadre de sa stratégie « de la ferme à la fourchette » présentée en mai dernier. L’Europe ambitionne d’atteindre 25 % de terres cultivées en bio d’ici 2030 contre 8 % aujourd’hui. A cette fin, elle compte mettre en place un « cadre politique et juridique adéquat ». Elle lance par conséquent une consultation publique jusqu’au 27 novembre prochain pour recueillir, à travers un questionnaire, l’avis des citoyens, des autorités nationales et des parties prenantes concernées sur le projet de plan. Le nouveau plan d’actions devrait voir le jour en janvier 2021.
Céline, responsable du magasin Bioalpes, témoigne des avantages que procure la marque Bio Cohérence sur les produits vendus: https://youtu.be/Ap3AVLIAfgY
Groupement de producteurs localisé en Bretagne, Lann Bodiguen exprime sa vision du bio au travers d'une vidéo mettant en avant ses adhérents.
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Ses engagements: 100% bio, alimentation 100% française, respect du comportement naturel des poules, complémentarité végétal/animal, des produits alternatifs pour soigner les bêtes et l'importance d'un équilibre famille/gain/travail au sein des fermes.
Chaque jour nos groupements tentent de trouver des solutions adaptées et durables pour améliorer l'autonomie alimentaire des fermes bio dans le respect des cycles naturels. Découvrez dans cet article les ressources qu'ils déploient.